Le ministre allemand des Affaires étrangères a estimé que la France devait réduire certaines dépenses sociales afin d’augmenter ses moyens consacrés à la défense, selon des propos rapportés par plusieurs médias ce 16 février. Cette prise de position intervient dans un contexte de débats européens sur l’effort budgétaire consacré aux capacités militaires.
Berlin considère que les niveaux actuels d’investissement français dans la défense ne sont pas suffisants au regard des engagements pris au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), alliance militaire dont la France et l’Allemagne sont membres. Un responsable allemand cité par la chaîne a déclaré que « les efforts déployés jusqu’à présent sont insuffisants ».
L’Allemagne invite ainsi la France à procéder à des arbitrages budgétaires internes. Selon cette position, une réduction de certaines dépenses dans le domaine social permettrait de dégager des marges financières pour accroître les crédits militaires. Cette déclaration intervient alors que plusieurs États européens discutent d’un relèvement de leurs budgets de défense dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes.
La question de l’effort de défense au cœur des discussions européennes
La question de l’effort de défense occupe une place centrale dans les échanges entre partenaires européens. Les membres de l’OTAN se sont engagés à consacrer au moins 2 % de leur produit intérieur brut à leurs dépenses militaires. La France a augmenté son budget de défense ces dernières années, notamment à travers la loi de programmation militaire adoptée par le Parlement français, qui fixe une trajectoire de hausse des crédits sur plusieurs exercices.
Selon les données publiques, la France prévoit une progression continue de ses dépenses militaires afin de moderniser ses équipements et de renforcer ses capacités opérationnelles. L’Allemagne a également annoncé un renforcement de son propre budget de défense, notamment après la création d’un fonds spécial destiné à moderniser la Bundeswehr, les forces armées allemandes.
Les propos rapportés par les médias traduisent une divergence d’approche sur la manière de financer cet effort. Là où Berlin évoque une réduction de certaines dépenses sociales, le gouvernement français défend une trajectoire budgétaire inscrite dans le cadre de ses engagements nationaux et européens.
Aucune annonce officielle de modification des orientations budgétaires françaises n’a été faite à ce stade en réaction à ces déclarations. Les discussions sur la coordination des politiques de défense et sur leur financement devraient se poursuivre dans les instances européennes et au sein de l’OTAN dans les prochaines semaines.








