Les défaillances d’entreprises continuent de se stabiliser en France, mais restent supérieures aux niveaux d’avant la pandémie. En parallèle, le nombre de créations d’entreprises progresse légèrement. Les derniers chiffres publiés par la Banque de France montrent une évolution contrastée du paysage économique.
Selon les dernières données de la Banque de France, publiées le lundi 18 août 2025, le nombre de défaillances d’entreprises, toutes tailles confondues, a continué de se stabiliser fin juin 2025. Cette stabilisation est toutefois relative, car bien que le nombre de défaillances cesse de croître de manière significative, il reste toujours plus élevé que la moyenne prépandémique.
En effet, selon la Banque de France, « en rythme annuel, la progression des défaillances (en cumul sur douze mois) poursuit son mouvement de décélération progressive ». Ces chiffres témoignent d’une tendance de ralentissement dans l’augmentation des défaillances, un signe encourageant après des mois de turbulences économiques liées aux conséquences de la crise sanitaire et à l’instabilité économique mondiale.
Malgré des défaillances stabilisées, de nombreuses entreprises dans le rouge
Cette stabilité dans les défaillances d’entreprises est particulièrement significative au regard de la reprise économique, mais elle ne masque pas la réalité de nombreuses entreprises toujours fragilisées. Si le nombre de défaillances diminue, beaucoup d’entreprises, notamment dans les secteurs les plus touchés par la crise, peinent encore à se relever. Des secteurs comme la restauration, le commerce de détail ou l’hôtellerie continuent de subir les effets d’une crise sanitaire prolongée et de conditions économiques difficiles. Ces industries demeurent vulnérables à des pressions financières persistantes, qui risquent de compromettre leur pérennité à long terme.
Dans le même temps, un autre indicateur rassurant est apparu : le nombre de créations d’entreprises a également connu une légère hausse. Selon les données fournies par l’Insee, il y a eu une augmentation de 0,2 % des créations d’entreprises sur les douze derniers mois glissants. Cette dynamique est un signal positif, montrant qu’un nombre croissant d’entrepreneurs se lance malgré un environnement économique encore incertain.
Les créations d’entreprises, solution miracle ?
Les créations d’entreprises sont souvent considérées comme un moteur clé de la croissance économique, car elles apportent de l’innovation et de la compétitivité au marché. Cependant, cette croissance des créations doit être mise en perspective, car elle peut être également alimentée par des motivations différentes, comme la reconversion d’anciens travailleurs indépendants ou le désir de répondre à des besoins urgents générés par la crise.
Les données sur les défaillances et les créations d’entreprises soulignent une situation paradoxale : d’un côté, des entreprises fragiles qui ferment ou font faillite, et de l’autre, un nombre croissant de créateurs d’entreprises qui viennent compenser ces pertes. Cela peut refléter une transition du marché vers un modèle plus flexible et innovant, où les entreprises en difficulté laissent place à de nouveaux projets.








