Déclaration de revenus : ces frais bancaires pèsent sur vos impôts, voici comment réduire la facture

Déclarer certains frais bancaires sur la déclaration de revenus permet de faire baisser la facture fiscale.

Publié le
Lecture : 2 min
Impôt
Impôt : deux dates clés à ne pas manquer en octobre pour vos paiements : Fred TANNEAU / AFP | Econostrum.info

À l’approche de la date limite pour la déclaration de revenus, de nombreux contribuables cherchent à réduire leur facture fiscale. Au-delà des réductions et crédits d’impôt bien connus, une possibilité reste souvent négligée : la déduction de certains frais bancaires liés aux placements financiers. En effet, cette dernière peut faire économiser gros.

Tous les frais bancaires ne sont pas concernés par cette mesure. Ne sont pas éligibles les frais de gestion courante comme les agios ou les frais de tenue de compte. En revanche, les frais liés à des placements financiers comme les comptes-titres ou plans d’épargne en actions (PEA) peuvent, sous conditions, être déduits des revenus imposables, détaille Actu.fr.

Il s’agit notamment des frais de garde, des droits de location de coffre utilisés pour stocker des titres, ou encore de certaines primes d’assurance sur valeurs mobilières, tant qu’elles ne couvrent pas des risques de dépréciation. Ces frais sont déductibles dans la limite de 0,4 % de la valeur totale du portefeuille, selon les indications de l’Autorité des marchés financiers. Pour les déclarer, il faut les reporter dans la case 2CA de la déclaration d’impôts.

Un gain fiscal directement lié à votre taux d’imposition

La valeur de cette déduction dépend de votre tranche d’imposition. Ainsi, un contribuable imposé à 11 % et déclarant 100 euros de frais bancaires déductibles bénéficiera d’une réduction de 11 euros. Pour un taux marginal à 30 %, cette économie grimpe à 30 euros. Cette mécanique proportionnelle en fait un outil d’optimisation fiscal à ne pas négliger, surtout pour les contribuables disposant d’un portefeuille de taille moyenne à importante.

Attention : cette déduction n’est possible que si vous avez opté pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu pour vos revenus de capitaux mobiliers. Par défaut, ces revenus sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, aussi appelé flat tax. Pour activer le barème progressif, vous devez cocher la case 2OP sur votre déclaration. Ce choix est irrévocable pour l’année et s’applique à l’ensemble des revenus de placement. Il est donc conseillé de comparer les deux régimes à l’aide d’une simulation avant de trancher.

Une case souvent oubliée… et rarement préremplie sur la déclaration de revenus

La case 2CA, où doivent être inscrits les frais déductibles, est peu mise en avant dans la déclaration et n’est généralement pas préremplie. De plus, les banques et courtiers n’envoient pas systématiquement un relevé synthétique des frais concernés. Il revient donc au contribuable de vérifier ses relevés bancaires ou d’investissement, de repérer les frais éligibles et de les additionner manuellement.

Ce manque de visibilité explique que cette déduction soit encore largement sous-utilisée. Pourtant, pour les épargnants actifs ou réguliers, elle peut représenter une économie réelle sur l’impôt dû.

Laisser un commentaire

Partages