La campagne 2025 de déclaration des revenus entre dans sa phase finale. Si le remplissage de la déclaration semble routinier pour de nombreux contribuables, des erreurs fréquentes et évitables continuent de coûter cher chaque année. Certaines oublis entraînent des redressements, d’autres font perdre des avantages fiscaux légitimes. L’administration fiscale a recensé les erreurs majeures à éviter.
De nombreux contribuables se trompent dans la déclaration des dons aux associations, en ne distinguant pas les dons à 75 % de réduction d’impôt (case 7UD) de ceux à 66 % (cases 7UF ou 7UJ). Si le plafond de 75 % est dépassé, le reste est automatiquement réaffecté à 66 %. De la même manière, les versements sur un produit d’épargne retraite doivent être déclarés dans les bonnes rubriques (cases 6NS à 6RU) et non soustraits manuellement du revenu.
Concernant les revenus financiers, le prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % s’applique par défaut. Les contribuables non imposables peuvent cocher la case 2OP pour renoncer à cette flat tax et être imposés selon leur barème, plus favorable dans leur cas.
Pensions, enfants, garde : des erreurs classiques mais coûteuses
La déclaration des pensions alimentaires est souvent erronée : omission, mauvaise rubrique ou cumul avec un enfant rattaché fiscalement. Les pensions doivent être déclarées dans les cases spécifiques (6EL, 6GU) et non dans 6DD. Les situations de garde alternée sont également mal comprises : les parents se partagent les parts fiscales, tandis qu’en garde exclusive, seul le parent gardien peut rattacher l’enfant.
Autre erreur fréquente : oublier les revenus des enfants à charge, y compris ceux exonérés. Les jobs étudiants doivent être déclarés jusqu’à 5 204 euros, les revenus d’apprentis jusqu’à 20 815 euros. Concernant les frais de garde, seuls les montants nets d’aides comme le CMG peuvent être déclarés. L’enfant doit avoir moins de six ans en 2024, et seules les attestations fiscales officielles sont recevables.
Des oublis dans la déclaration de revenus aux conséquences bien réelles
Plusieurs situations spécifiques passent inaperçues. Certaines professions, comme les journalistes ou assistants familiaux, doivent déduire eux-mêmes leur abattement professionnel forfaitaire en case 1GA. Ce n’est pas automatique et peut être source de surévaluation du revenu.
Autre oubli fréquent : la case « T » réservée aux parents isolés. Elle permet de bénéficier d’une demi-part fiscale supplémentaire mais n’est jamais précochée. Il faut penser à la cocher manuellement. Enfin, attention aux erreurs plus techniques comme le mauvais choix de régime fiscal pour les locations meublées, les déductions en double ou l’oubli d’aides pour la perte d’autonomie. Un dernier contrôle de la déclaration reste la meilleure garantie contre les mauvaises surprises.







