La croissance résiste en France, mais les inquiétudes des entreprises persistent

La croissance résiste en France dans un climat d’inquiétude pour les entreprises.

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Croissance
La croissance résiste en France, mais les inquiétudes des entreprises persistent. Crédit : Canva | Econostrum.info

La Banque de France prévoit une croissance de 0,3 % pour le produit intérieur brut (PIB) français au troisième trimestre 2025. Cette estimation indique une stabilité de l’économie par rapport au trimestre précédent.

L’industrie manufacturière devrait rester un moteur principal de cette croissance. Cependant, l’institution met en garde contre une incertitude accrue qui pourrait affecter ces prévisions. Selon les données publiées par la Banque de France, l’activité économique sera globalement soutenue par les services marchands et non marchands.

Cependant, certains secteurs devraient connaître une baisse de leur contribution, notamment la construction et l’énergie. Olivier Garnier, chef économiste de la Banque de France, a précisé que cette prévision de croissance est « entourée d’une plus grande incertitude qu’habituellement ». Il a souligné que cette incertitude est renforcée par le contexte politique, notamment après la chute du gouvernement de François Bayrou.

En parallèle à la croissance, un climat d’incertitude touche différents secteurs

En août, l’industrie française a montré des signes contrastés de croissance. Si certains secteurs, comme l’aéronautique, ont continué de progresser, d’autres, tels que l’automobile, le caoutchouc et le textile, ont ralenti. Cela met en évidence des disparités importantes entre les différents secteurs économiques. Quant aux exportations, bien que les nouveaux droits de douane américains aient eu un effet sur plusieurs secteurs industriels, la Banque de France a précisé qu’il n’y a pas eu de « dégradation significative » de l’activité en août.

Les données recueillies auprès de plus de 8 500 entreprises montrent que, malgré ces ralentissements dans certains secteurs, l’activité continue dans d’autres, particulièrement dans la production industrielle. Cela illustre des dynamiques différentes au sein de l’économie. L’incertitude économique et politique a cependant un impact global sur les prévisions des entreprises, renforçant le besoin de flexibilité dans la gestion des prévisions économiques.

Olivier Garnier a également noté une « forte remontée de l’incertitude » parmi les entreprises, atteignant des niveaux « un peu supérieurs » à ceux observés lors de la dissolution du gouvernement, et se rapprochant des niveaux connus pendant la crise énergétique de 2022. Le secteur du bâtiment, particulièrement sensible aux politiques publiques, en est l’un des plus affectés. Malgré cela, l’activité dans ce secteur n’a pas connu de recul et a même dépassé les attentes en août, même après la fermeture estivale de nombreux chantiers.

La Banque de France a indiqué qu’elle mettra à jour ses prévisions économiques pour 2025, 2026 et 2027 lors de sa prochaine réunion. En parallèle, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, doit présenter ses prévisions économiques pour la zone euro jeudi prochain.

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