Croissance : le PIB rebondit de 0,3 % au deuxième trimestre, au-delà des attentes

L’économie française affiche une croissance modeste au deuxième trimestre, surprenant les prévisions malgré un contexte incertain.

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Croissance : le PIB rebondit de 0,3 % au deuxième trimestre, au-delà des attentes. Crédit : Canva | Econostrum.info

Dans un contexte économique incertain, l’économie française surprend positivement avec une croissance de 0,3 % au deuxième trimestre 2025. Un résultat au-dessus des attentes qui met en lumière la résilience de l’Hexagone malgré les turbulences internationales.

L’élément moteur de cette croissance a été la hausse des stocks, en particulier dans des secteurs comme l’aéronautique et l’automobile. Les stocks, qui correspondent aux biens produits mais non encore vendus à la fin de la période, ont contribué positivement à la croissance à hauteur de 0,5 point. Ce phénomène s’explique par le fait que certaines entreprises produisent en anticipation d’une forte demande à venir, ou, dans certains cas, en raison d’un excédent de production qui ne trouve pas encore preneur. Ce phénomène de stocks a permis de compenser partiellement la stagnation d’autres secteurs de l’économie.

Une consommation des ménages qui reprend légèrement

En dehors des stocks, la demande intérieure finale a stagné. La consommation des ménages, un des moteurs traditionnels de la croissance, a légèrement rebondi, augmentant de 0,1 %, après une baisse de 0,3 % au premier trimestre, indique l’Insee. Ce léger redressement est notamment attribué à une consommation accrue de produits alimentaires, profitant de facteurs saisonniers tels que les fêtes de Pâques fin avril et une météo favorable en avril et mai. Cependant, cette reprise reste fragile, d’autant plus que la consommation d’énergie a diminué de 2,4 %, en raison des températures clémentes, réduisant ainsi la demande en énergie.

Le deuxième trimestre a également vu un recul des investissements, qui ont chuté de 0,3 %, après un léger repli de 0,1 % au premier trimestre. Cette baisse est principalement attribuée au secteur de la construction, qui peine à se stabiliser malgré les efforts pour relancer l’activité. Ce recul des investissements pourrait poser problème à long terme, en freinant la capacité de l’économie à se renforcer de manière durable.

Le commerce extérieur, un facteur négatif pour la croissance

Le commerce extérieur, en revanche, continue de peser sur la croissance. Bien que les exportations aient connu un léger rebond, elles ont été contrebalancées par une accélération des importations. Cette dynamique a contribué négativement à la croissance, avec une contribution de -0,2 point au PIB, après une contribution de -0,5 point au premier trimestre. La guerre commerciale lancée par les États-Unis a particulièrement affecté les échanges, créant une incertitude supplémentaire pour les entreprises françaises.

Bien que la croissance reste modeste, la France montre une certaine résilience face aux défis extérieurs. Si les stocks et la consommation des ménages ont soutenu la performance, la baisse des investissements et les tensions sur le commerce extérieur mettent en lumière des fragilités structurelles. La stabilité à venir dépendra des mesures prises pour surmonter ces obstacles.

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