L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a publié le 29 août 2025 ses chiffres pour le deuxième trimestre. Selon ces données, le produit intérieur brut (PIB) de la France a progressé de 0,3 %, après une hausse de 0,1 % enregistrée au premier trimestre. Parallèlement, le taux d’épargne des ménages a continué d’augmenter pour atteindre 18,9 % de leur revenu disponible brut, confirmant une tendance amorcée au début de l’année.
Cette progression du PIB intervient dans un contexte marqué par une modération de l’inflation. Les prix à la consommation ont augmenté de 0,9 % sur un an au mois d’août, contre une évolution légèrement plus forte en juillet. L’Insee a précisé que cette dynamique était liée à deux facteurs : « le ralentissement des prix des services » qui affichent + 2,1 % après + 2,5 % en juillet, « notamment ceux des transports », et une hausse stable de 1,6 % pour les prix de l’alimentation par rapport au mois précédent.
L’institut rappelle que l’inflation en France a connu une forte accélération entre 2021 et 2023 dans le sillage de la flambée mondiale des prix de l’énergie et de l’alimentation, mais qu’elle se situe désormais à un niveau inférieur à l’objectif de 2 % de la Banque centrale européenne.
Consommation en recul en juillet selon l’Insee
Si le PIB progresse et que l’inflation ralentit, les ménages ont réduit leurs dépenses en biens au mois de juillet. L’Insee indique une baisse de 0,3 % par rapport à juin, mois durant lequel la consommation avait enregistré une hausse de 0,4 %. Le poste énergétique est le principal facteur de ce recul : la consommation d’énergie a diminué de 1,7 %, après une hausse de 3,4 % en juin. Selon le communiqué, cette baisse s’explique par « un recul des dépenses en produits pétroliers, notamment en gazole », et « dans une moindre mesure, au repli partiel de la consommation en électricité après deux mois en forte hausse ».
Concernant les autres postes de dépense, l’Insee souligne que la consommation alimentaire et celle en biens fabriqués sont restées globalement stables en juillet. Des contrastes apparaissent néanmoins : les achats de biens durables, en particulier dans le secteur de l’équipement du logement, ont progressé, alors que les dépenses en habillement et textile ont reculé. La consommation de tabac est en baisse pour le troisième mois consécutif, confirmant une tendance régulière dans ce secteur.
Ces données dressent un tableau contrasté de l’économie française au milieu de l’année 2025. D’un côté, la croissance du PIB se poursuit à un rythme modéré et l’inflation reste contenue. De l’autre, la consommation des ménages, qui constitue un moteur important de l’activité, montre des signes de repli, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’habillement. Les évolutions observées mettent en évidence une dynamique où la progression de la richesse nationale s’accompagne d’une prudence accrue dans les comportements de consommation, traduite par une hausse du taux d’épargne.








