La Banque de France a publié mardi 13 janvier 2026 les résultats de son enquête mensuelle de conjoncture sur la croissance portant sur la fin d’année 2025. Selon cette analyse, le produit intérieur brut aurait progressé d’au moins 0,2 % entre octobre et décembre.
Cette estimation est légèrement supérieure à celle précédemment communiquée et s’appuie sur les données collectées auprès de 8 500 chefs d’entreprise durant la dernière semaine de décembre et la première semaine de janvier. La prévision reste alignée avec celle de l’Institut national de la statistique et des études économiques, qui table également sur une hausse de 0,2 % au quatrième trimestre.

Cette performance de la croissance intervient après un troisième trimestre évalué à +0,5 %. Pour l’ensemble de l’année 2025, la Banque de France maintient sa projection de croissance à 0,9 %, chiffre identique à celui communiqué par le gouvernement en décembre. Le directeur général en charge des études économiques à la Banque de France, Olivier Garnier, a déclaré que cette évolution trimestrielle permettait de confirmer les prévisions de fin d’année. Il a souligné que les niveaux d’activité dans l’industrie et les services avaient dépassé les anticipations exprimées le mois précédent par les entreprises.
Industrie, services et incertitudes budgétaires qui impactent la croissance
Dans l’industrie manufacturière, les soldes d’opinion relatifs à l’activité sont restés supérieurs à leur moyenne décennale pour le septième mois consécutif. Les secteurs de l’aéronautique et de la défense continuent de soutenir la production industrielle. Le taux d’utilisation des capacités de production s’est redressé, après avoir atteint un point bas à la fin de 2024. Toutefois, les carnets de commandes sont décrits comme partiellement dégarnis, selon les réponses des industriels.
Dans les services, l’enquête signale une expansion modérée. Les hausses d’activité concernent notamment l’hébergement-restauration, en lien avec la fréquentation étrangère à Paris et dans les stations de montagne. L’édition, la publicité et les services à la personne progressent également, tandis que les services aux entreprises montrent un recul. Le bâtiment présente peu d’évolution globale, avec une distinction entre le second œuvre en hausse grâce à la rénovation énergétique et le gros œuvre en baisse.
L’indicateur d’incertitude économique calculé par la Banque de France est en recul depuis l’été, mais reste à un niveau supérieur à la normale. Les discussions budgétaires en cours à l’Assemblée nationale sont identifiées comme une source principale d’inquiétude par les entreprises interrogées. Le projet de loi de finances est revenu en deuxième lecture, sans accord définitif au moment de la publication de l’enquête.








