Le crédit immobilier reste un enjeu majeur pour les emprunteurs, et certains profils réussissent à obtenir des taux nettement plus avantageux que la moyenne.
Les banques privilégient les emprunteurs présentant un profil stable et rassurant : un emploi en CDI (hors période d’essai), des revenus confortables et stables, ainsi qu’une gestion bancaire sans incident (pas de découverts répétés ou de dépenses excessives). Un apport personnel solide, idéalement supérieur à 10 % du montant du projet, renforce aussi la crédibilité de l’emprunteur en montrant sa capacité d’épargne.
Les établissements apprécient également les clients susceptibles d’être fidèles sur le long terme, c’est-à-dire ceux qui peuvent souscrire à d’autres produits bancaires comme l’assurance-vie, le Plan Épargne Logement (PEL) ou les comptes-titres.
Primo-accédants : une clientèle convoitée
Contrairement à une idée reçue, être primo-accédant constitue un véritable atout pour décrocher un crédit immobilier avantageux. Les banques voient dans ces jeunes emprunteurs (souvent moins de 35 ans) une opportunité de construire une relation durable et rentable. Pour les attirer, elles proposent régulièrement des offres spéciales, comme des décotes sur les taux ou des enveloppes à taux zéro. Cette concurrence accrue bénéficie directement aux primo-accédants, qui peuvent ainsi réduire significativement le coût total de leur crédit.
Les projets immobiliers intégrant des travaux de rénovation énergétique bénéficient aussi d’avantages tarifaires. Si ces travaux permettent d’améliorer le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) d’au moins deux lettres, les banques peuvent proposer une réduction de 0,10 à 0,30 point sur le taux d’intérêt. Certaines vont même plus loin en offrant une ligne de crédit à taux préférentiel dédiée à la rénovation énergétique.
Autres critères favorables à un bon taux de crédit immobilier
Au-delà des critères principaux, d’autres éléments jouent en faveur des emprunteurs : une progression régulière des revenus, une stabilité professionnelle et géographique, un projet situé dans une zone attractive, ou encore l’exercice d’un métier perçu comme fiable et évolutif. Par exemple, les médecins bénéficient souvent de conditions plus favorables.
Une médecin généralisante gagnant un peu moins de 100 000 euros par an avec un apport de 85 000 euros, a pu négocier son crédit immobilier à 2,97 % au lieu de 3,6 %, grâce à l’aide d’un courtier spécialisé. Cette différence de taux représente une économie de près de 38 000 euros sur la durée du prêt.
Même sans réunir tous les critères idéaux, il est possible d’obtenir un bon taux. Un apport conséquent, un taux d’endettement maîtrisé ou une gestion bancaire impeccable peuvent suffire à rassurer les banques. Enfin, chaque établissement a ses propres critères, et un courtier peut s’avérer précieux pour trouver la meilleure offre.








