Consommation : Foodwatch alerte sur des laits pour enfants mauvais pour la santé

L’ONG Foodwatch a alerté sur des laits pour enfants qu’elle considère mauvais pour la santé.

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Lait
Consommation : Foodwatch alerte sur du lait pour enfants mauvais pour la santé. Crédit : Canva | Econostrum.info

L’organisation Foodwatch, qui milite pour une alimentation plus transparente, publie un rapport pointant du doigt dix marques de lait pour enfants. L’association reproche à plusieurs marques d’utiliser des méthodes de communication jugées trompeuses et d’employer des arguments nutritionnels non conformes aux recommandations de santé publique.

Les produits concernés sont Kiri Goûter, Mini Rolls Babybel, Petits Filous, Danonino, P’tite Danette, Nesquik Petit et compagnie, les gourdes de yaourt Carrefour, le yaourt Smarties et P’tit Louis. Selon Foodwatch, ces aliments sont « trop gras, trop sucrés, trop salés et ultra-transformés », alors qu’ils sont présentés comme bénéfiques pour la croissance des enfants. L’organisation se réfère aux critères établis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour appuyer son analyse.

Dans un communiqué, Foodwatch demande « l’interdiction des pratiques marketing irresponsables des industriels de la malbouffe » et rappelle que cette mesure est recommandée depuis plusieurs années par Santé publique France. Audrey Morice, chargée de campagnes au sein de l’association, déclare : « On sait désormais que leur consommation augmente le risque d’obésité et de maladies chroniques chez les enfants. »

Du lait pour enfants attractif, mais non conformes aux standards nutritionnels

Les emballages de ces laits pour enfants sont, selon le rapport, conçus pour attirer les plus jeunes. Couleurs vives, personnages de dessins animés, jeux et concours figurent sur les packagings. Dans le même temps, des mentions comme « source de calcium et de vitamines D » ou « sans colorant ni arôme artificiel » visent à rassurer les parents.

Foodwatch cite notamment l’exemple du lait Kiri Goûter, promu à travers un partenariat avec Disneyland et des offres de jeux concours. L’association souligne que ce produit contient des additifs tels que des polyphosphates, le classant dans la catégorie des aliments ultra-transformés.

Les observations de Foodwatch rejoignent celles de Santé publique France, qui met en garde contre les effets d’une consommation excessive d’aliments transformés sur la santé des enfants. L’agence publique rappelle que ce type de produits favorise l’obésité infantile et peut accroître les risques de diabète de type 2 ou de maladies cardiovasculaires.

L’Unicef, dans un rapport publié en septembre, a également alerté sur la progression mondiale de l’obésité infantile, indiquant qu’un enfant sur dix est désormais concerné. L’organisation y souligne l’importance de limiter l’exposition au marketing alimentaire ciblant les plus jeunes.

Fin septembre, Foodwatch, accompagnée de 116 associations, a adressé une lettre au Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu pour réclamer la publication de la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC). Ce plan devait inclure une interdiction du marketing alimentaire destiné aux enfants. Selon l’association, le gouvernement aurait finalement privilégié une approche fondée sur « l’autorégulation des entreprises », jugée insuffisante par les défenseurs de la santé publique.

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