Climat : une vague de chaleur mondiale menace la moitié de la planète dans quelques années

D’ici 2050, près de 4 milliards de personnes seront confrontées à des vagues de chaleur extrême à cause du changement du climat.

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Climat
Climat : préparez-vous à l'enfer sur Terre en découvrant les prévisions terrifiantes pour 2050 ! Crédit : Unsplash/Nathan Hurst | Econostrum.info

Une étude récente de l’université d’Oxford, publiée dans Nature Sustainability, le 26 janvier, a révélé qu’environ 3,79 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, seront confrontées au changement du climat avec des vagues de chaleur extrême si les températures mondiales augmentent de 2°C d’ici 2050.

Ce nombre représente une augmentation significative par rapport aux 1,54 milliard de personnes touchées en 2010, où seulement 23% de la population mondiale subissait de telles conditions. En 2050, ce pourcentage pourrait atteindre 41%, selon les prévisions des chercheurs. Les conséquences de ce réchauffement, d’après l’étude, se feront sentir dès que le seuil de 1,5°C de réchauffement sera atteint, ce qui pourrait se produire d’ici 2030 si les politiques actuelles de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont maintenues.

Les chercheurs alertent sur les graves implications de cette situation, en particulier pour les habitants de pays comme l’Inde, le Nigeria, l’Indonésie, le Bangladesh, le Pakistan, les Philippines, la République centrafricaine, le Soudan du Sud, le Laos et le Brésil. Ces pays connaissent les hausses de températures les plus importantes et sont donc les plus vulnérables à des vagues de chaleur extrême. En conséquence, l’augmentation du nombre de jours où la climatisation ou le chauffage sera nécessaire entraînera une demande accrue en énergie. Cela pourrait entraîner une surconsommation d’énergie, un problème majeur dans des régions déjà touchées par des pénuries.

https://twitter.com/afpfr/status/2015809489455190215

Des impacts sur le climat même dans les régions froides

Radhika Khosla, coautrice de l’étude et professeure à l’université d’Oxford, a précisé que cette situation devrait inciter les décideurs à revoir leurs politiques pour éviter une aggravation du réchauffement climatique. Elle a ajouté qu’un développement durable respectant la neutralité carbone reste la seule voie pour inverser cette tendance. Les gouvernements et les organisations internationales doivent redoubler d’efforts pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et prévenir l’aggravation de cette crise climatique.

L’étude montre également que les pays habituellement plus froids, tels que l’Autriche, le Canada, le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande, la Norvège et l’Irlande, ne seront pas épargnés. Ces pays pourraient voir un doublement, voire un triplement, du nombre de jours de chaleur extrême. Cette situation pourrait être particulièrement problématique dans ces régions où les infrastructures, notamment les habitations et les transports, ne sont pas adaptées à de telles températures élevées. La survenance de vagues de chaleur dans des pays habituellement froids pourrait avoir des effets disproportionnés sur la vie quotidienne et l’économie.

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