Peut-on réellement gagner jusqu’à deux classes sur son DPE en installant une pompe à chaleur ?

L’installation d’une pompe à chaleur peut permettre de gagner jusqu’à deux lettres sur l’étiquette énergétique.

Publié le
Lecture : 2 min
Un technicien qui installe une pompe à chaleur pour évoquer les DPE
Gagnez jusqu'à deux classes sur son DPE en installant une pompe à chaleur | Econostrum.info

L’amélioration du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est une priorité pour de nombreux propriétaires soucieux de valoriser leur bien et réduire leur consommation d’énergie.

Parmi les solutions envisagées, l’installation d’une pompe à chaleur suscite un intérêt croissant. Cette technologie peut-elle réellement permettre de gagner deux lettres au classement DPE d’un logement ?

L’installation d’une pompe à chaleur permet de réduire la consommation énergétique grâce à un coefficient de performance (COP) élevé, bien supérieur à celui des systèmes de chauffage traditionnels. En exploitant l’énergie présente dans l’air ou le sol, elle améliore l’efficacité énergétique du logement et contribue à diminuer son empreinte carbone, notamment en raison du mix électrique français, trois à quatre fois moins émetteur de CO₂ que le gaz naturel.

L’impact sur le classement DPE varie en fonction de l’état initial du logement. Pour les habitations classées A, B ou C, l’installation d’une pompe à chaleur peut entraîner un gain de une à deux lettres.

En revanche, pour des logements moins performants, classés D ou E, le résultat dépendra fortement de l’état de l’isolation. Dans le cas des passoires thermiques (F ou G), une pompe à chaleur seule ne suffira pas à améliorer significativement la performance énergétique. Une rénovation plus globale sera nécessaire pour obtenir un véritable progrès.

D’autres rénovations sont nécessaires pour constater une réelle amélioration des performances énergétiques

Si une pompe à chaleur contribue à améliorer l’efficacité énergétique, elle ne constitue pas une solution miracle. L’isolation du logement joue un rôle clé dans la réduction des besoins en chauffage. Une maison bien isolée limite les déperditions thermiques, ce qui optimise le rendement de la pompe à chaleur et réduit les besoins en énergie. L’amélioration du système de ventilation, avec l’installation d’une VMC performante, permet également de mieux réguler l’humidité et d’éviter les pertes inutiles de chaleur.

Le type de radiateurs ou de planchers chauffants présents dans le logement influe sur l’efficacité d’une pompe à chaleur. Un système de chauffage haute température, nécessitant de l’eau à plus de 60°C, réduit l’intérêt d’une pompe à chaleur classique. Dans ce cas, des travaux supplémentaires sont souvent nécessaires, notamment le remplacement des émetteurs de chaleur par des modèles plus adaptés. Une alternative intéressante consiste à opter pour une pompe à chaleur hybride, combinant les avantages de cette technologie avec une chaudière existante pour garantir un confort optimal.

De nombreux dispositifs d’aide sont disponibles pour améliorer le DPE d’un logement

Améliorer le DPE d’un logement représente un coût important, mais plusieurs aides financières permettent d’accompagner cette transition énergétique. Des dispositifs comme MaPrimeRénov’ facilitent l’installation d’une pompe à chaleur et encouragent les travaux de rénovation énergétique.

Même si une pompe à chaleur peut améliorer le DPE, le faisant progresser d’une ou de plusieurs classes énergétiques, comme le confirme l’entreprise japonaise spécialisée dans les solutions de chauffage Daikin, son efficacité dépend de plusieurs facteurs, notamment l’état de l’isolation, le type de chauffage existant et la configuration thermique du logement. Une approche combinant rénovation et solutions technologiques adaptées reste la meilleure stratégie pour optimiser la performance énergétique et assurer un véritable gain sur le DPE.

Laisser un commentaire

Partages