Flambée des carburants : quels sont les secteurs concernés par le chômage partiel, évoqué pour aider les entreprises ?

Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement envisage le chômage partiel pour soutenir les entreprises affectées.

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Carburants : le gouvernement évoque le chômage partiel pour aider les secteurs affectés. Crédit : THOMAS SAMSON / AFP | Econostrum.info

Face à l’augmentation des prix des carburants, notamment en raison du conflit au Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé des mesures de soutien pour aider les entreprises les plus exposées à cette crise.

Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, a précisé, ce 30 mars, que le gouvernement était prêt à activer des mesures de chômage partiel pour soulager les entreprises confrontées à une baisse d’activité brutale liée à la hausse des prix des carburants.

Le ministre a expliqué que cette mesure serait mise en place pour aider toutes les entreprises touchées par cette crise, et qu’elle concernerait principalement celles du secteur des transports. Cependant, Jean-Pierre Farandou a également précisé que pour l’instant, peu d’entreprises étaient concernées, mais que cela pourrait évoluer en fonction des développements futurs. Il a souligné que l’objectif était de « sauvegarder l’emploi » et de « préserver les compétences des salariés » en attendant une reprise de l’activité après la crise.

Mesures de soutien et financement du dispositif d’aides face à la hausse des prix des carburants 

Pour financer cette mesure, le gouvernement a prévu une enveloppe de 70 millions d’euros. Ce montant s’ajoute aux aides déjà annoncées, notamment un plan d’aide de 70 millions d’euros pour les secteurs les plus touchés, tels que les transports, la pêche et l’agriculture. Ce plan d’aide sera actif durant le mois d’avril 2026 et inclut une aide de 20 centimes par litre de carburant pour les petites entreprises du secteur du transport routier, qui sont particulièrement exposées à l’augmentation des prix des carburants.

Le chômage partiel permet aux entreprises de réduire les heures de travail de leurs salariés tout en maintenant leurs emplois. Les salariés perçoivent une indemnité égale à 60 % de leur salaire brut pour chaque heure non travaillée, avec un minimum de 9,52 € par heure. L’entreprise reçoit ensuite une allocation de l’État et de l’Unédic pour compenser la perte de salaire des employés. Jean-Pierre Farandou a indiqué que ce dispositif de chômage partiel, qui avait été largement utilisé lors de la crise du Covid-19, est accessible à toutes les entreprises qui respectent les conditions d’éligibilité, mais qu’une attention particulière sera accordée aux entreprises du secteur des transports, en raison de l’impact immédiat de la hausse des prix des carburants sur leur activité.

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Quant à l’avenir de ces aides, le ministre a expliqué que la question de leur prolongation au-delà du mois d’avril dépendra de l’évolution de la situation. Il a rappelé que l’État doit équilibrer ses finances et que l’argent public « n’est pas extensible ». Enfin, bien que les infirmières ne bénéficient pas de ces aides, Jean-Pierre Farandou a précisé que le gouvernement continuerait de suivre l’évolution de la situation pour prendre d’autres mesures si nécessaire.

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