Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a exprimé son opposition à l’instauration de nouvelles aides financières pour les Français en raison de la hausse des prix des carburants.
Lors d’une interview diffusée sur RTL le 11 mars 2026, il a expliqué que la France ne disposait plus des ressources nécessaires pour financer de telles aides et que cela risquerait de creuser davantage les déficits publics. Il a précisé : « Nous n’avons plus d’argent », avertissant que cette politique d’aides immédiates pourrait augmenter le coût des crédits immobiliers et des financements pour les entreprises, en raison de l’impact sur la dette nationale.
La flambée des prix des carburants, résultant en partie de la situation géopolitique au Moyen-Orient et de l’augmentation du prix du baril, a conduit le prix de l’essence et du diesel à dépasser les deux euros dans certaines stations-service en France. Face à cette situation, plusieurs responsables politiques, dont Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, Serge Papin, ministre du Commerce, et Roland Lescure, ministre de l’Économie, ont rejeté l’idée de nouvelles aides financières, soulignant que de telles mesures seraient trop coûteuses pour les finances publiques. Ils ont écarté la possibilité de recourir à un prix bloqué ou à une baisse de la TVA sur les carburants.
Une solution à long terme : investir dans la transition énergétique pour résoudre le probléme des prix des carburants
François Villeroy de Galhau a défendu une approche différente pour résoudre le problème de l’augmentation des prix des carburants. Il a insisté sur le fait que la solution à long terme résidait dans l’indépendance énergétique de la France. Plutôt que d’investir dans des aides ponctuelles, le gouverneur a estimé qu’il était plus judicieux d’investir dans la transition énergétique, notamment en réduisant la dépendance au pétrole, qui reste une ressource extrêmement volatile.
Bien que la situation actuelle au Moyen-Orient puisse entraîner une hausse de l’inflation et une légère baisse de la croissance, François Villeroy de Galhau a assuré que la France ne se dirigeait pas vers une situation de stagflation. Il a rappelé qu’il pariait toujours sur une croissance de 1 % pour l’année 2026. En ce qui concerne les hausses des taux d’intérêt à long terme, le gouverneur a souligné leur rôle dans le cadre de la politique économique pour maîtriser l’inflation et maintenir la stabilité des finances publiques.
François Villeroy de Galhau a ainsi réaffirmé que, même si la crise géopolitique actuelle représente un défi économique, il fallait éviter de recourir à des mesures à court terme, comme des aides financières aux citoyens. Il a mis en avant la nécessité d’adopter une politique économique plus durable et de long terme, centrée sur l’indépendance énergétique et l’investissement dans des solutions futures plutôt que de céder à des mesures temporaires et coûteuses.








