Ce jeudi 2 avril au matin, environ 16 % des stations-service en France étaient en rupture de carburant, selon des données publiées par des médias. Ces ruptures concernent en grande partie des stations TotalEnergies, qui représentent plus de 60 % des stations touchées.
Cette situation survient dans un contexte de hausse des prix du carburant, exacerbée par la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, ce qui a entraîné des difficultés d’approvisionnement. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a assuré sur TF1 le 1er avril 2026 que « moins de 10 % des stations ont des difficultés totales ou partielles », soulignant que la grande majorité des ruptures concernaient les stations TotalEnergies, en raison d’un prix plafond mis en place par le groupe, générant une affluence importante dans ses stations. Toutefois, ce chiffre a été contesté par des données indépendantes, indiquant que plus de 1 600 stations étaient en rupture de carburant, soit environ 16 % des 9 800 stations-service en France.
Détail des ruptures de carburant
Les types de carburants les plus touchés sont le gazole, le Sans Plomb 98, l’E10 et le Sans Plomb 95. Actuellement, environ 10 % des stations françaises manquent de gazole, représentant près de 1 000 sites. Le Sans Plomb 98 fait défaut dans environ 635 stations (soit 6 % des stations), et le Sans Plomb 95 est en rupture dans 367 stations (près de 4 %). Ces ruptures concernent principalement le groupe TotalEnergies, qui voit plus de 80 % de ses stations affectées pour le gazole. Le groupe Carrefour et Intermarché, quant à eux, enregistrent environ 100 stations touchées.
Le gouvernement assure qu’il n’y a pas de pénurie
Malgré les ruptures de carburant, Maud Bregeon a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une pénurie de carburant, mais plutôt de difficultés d’approvisionnement ponctuelles, souvent liées à des problèmes logistiques. Elle a rappelé que la France disposait de 100 millions de barils de stocks stratégiques de pétrole, dont 14,5 millions étaient destinés à être libérés progressivement, ce qui devrait permettre de répondre aux besoins d’approvisionnement. Elle a également précisé que ces mesures étaient prises en coordination avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Ainsi, bien que des ruptures de carburant affectent une proportion significative de stations-service, le gouvernement assure qu’il dispose des ressources nécessaires pour éviter une pénurie généralisée, et qu’il prend des mesures pour gérer les difficultés d’approvisionnement. Cependant, la situation reste tendue, particulièrement pour les stations TotalEnergies, qui sont les plus impactées.








