Après une vive polémique, Capgemini a décidé de se séparer de sa filiale travaillant pour l’ICE, la police américaine de l’immigration. Cette décision survient après des révélations qui ont secoué l’opinion publique. Le géant de l’informatique se retire ainsi d’un secteur devenu trop controversé.
Ce 1er février 2026, Capgemini a officialisé sa décision de vendre sa filiale, Capgemini Government Solutions, après plusieurs jours de turbulences. Le groupe a précisé que ce processus de cession débuterait immédiatement, ajoutant que la filiale concernée représentait seulement 0,4 % du chiffre d’affaires estimé pour l’année 2025, soit une portion mineure de ses activités globales. Le groupe a justifié cette mise en vente par un manque de contrôle suffisant sur certaines opérations spécifiques de cette filiale, en raison des contraintes légales imposées par les États-Unis pour les contrats avec des entités fédérales.
La polémique a éclaté suite à la révélation d’un contrat attribué au groupe fin 2025. L’entreprise française avait fourni à l’ICE un outil d’identification et de localisation de personnes étrangères. Cet outil a alimenté les critiques concernant l’implication de Capgemini dans des actions qui alimentent la politique de déportation menée par l’administration Trump. Ces révélations ont été relayées par l’association L’Observatoire des multinationales, et ont rapidement suscité des réactions de responsables politiques et syndicaux en France.
Des critiques sur le rôle de l’ICE et la responsabilité de Capgemini
Les responsables syndicaux et certains élus français ont vivement critiqué la décision de Capgemini de collaborer avec l’ICE, cette agence étant au cœur de la campagne anti-immigration de l’ancien président américain. Plusieurs voix se sont élevées, dénonçant la complicité implicite d’une entreprise française dans une politique qu’ils considèrent comme contraire aux droits de l’homme.
Dans une déclaration interne envoyée aux salariés, Capgemini a précisé que la décision de mettre en vente cette filiale faisait suite à une évaluation interne concernant les contraintes légales des États-Unis. L’entreprise a estimé que les activités de cette filiale n’étaient plus alignées avec les objectifs du groupe, ce qui a conduit à cette séparation stratégique, rapporte France24.
Un coup dur pour l’image de Capgemini
Cette situation est un coup dur pour Capgemini, un acteur majeur du secteur technologique, qui se trouve sous le feu des projecteurs. Capgemini, coté au CAC 40, se retrouve dans une position délicate face à une opinion publique qui s’interroge sur les pratiques des grandes entreprises multinationales, et leur responsabilité en matière de droits de l’homme. Le groupe devra désormais gérer l’impact de cette polémique sur son image, à une époque où la responsabilité sociale des entreprises est un sujet de plus en plus important.
La mise en vente de Capgemini Government Solutions met également en lumière la question de la dépendance des entreprises technologiques envers les contrats avec des entités fédérales américaines. Bien que ce secteur offre de nombreuses opportunités économiques, il peut aussi entraîner des risques en termes de réputation et de responsabilité sociale. En l’occurrence, la cession de cette filiale pourrait être un moyen pour Capgemini de se distancer d’un secteur devenu trop controversé.









Plutôt que d’enfoncer CapGemini, il faut voir la vente de la filiale CGS comme un acte de démocratie. Après tout CG n’avait pas de raison, plus que d’autres, de penser que Trump transformerait l’ICE en milice publique, rompant ainsi avec les principes démocratiques qu’on attendait (en Europe notemment) des États-Unis et qu’on croyait bien installés. . Aujourd’hui, tout le monde considère les USA comme une menace (mais on aurait dû le savoir depuis 1966 et le « US go home » de de Gaulle). D’ailleurs, n’attendons pas non plus de tels actes démocratiques de la part des entreprises américaines (dont les ineffables GAFAM). Elles font partie du problème, pas de la solution (exemple: les minoritaires de l’IA qui ont pointé les risques de l’IAG ont été balayés par les faucons.). Et Trump dispose d’une cinquième colonne dans chaque pays européen (n’est-ce pas VDL, Farage, Orban, Meloni, Bardella et compagnie)? Aux armes, citoyens!