Après avoir été témoins d'un accident de camion sur l’autoroute 401 en Ontario, 18 automobilistes ont été surpris de recevoir une amende salée. Mais comment cela est-il possible ?
Plus tôt cette semaine, précisément samedi 31 août, un camion-citerne s’est renversé sur l’autoroute 401 près de la route Shannonville, à l'est de Belleville, en Ontario. Cet incident a attiré l’attention de nombreux conducteurs qui empruntaient cette voie, les incitant à ralentir, observer, voire capturer l'événement en photo ou vidéo avec leur téléphone.
Ces 18 conducteurs, dont deux camionneurs, ont été étonnés de recevoir chez eux une amende salée, envoyée par la Police provinciale de l’Ontario (PPO).
Pourquoi ces amendes ont-elles été infligées ?
Selon la PPO, ces automobilistes filmaient la scène de l'accident tout en conduisant, une pratique strictement interdite.
En effet, l’utilisation d’appareils électroniques ou de cellulaires au volant est interdite en Ontario, comme partout au Canada. En plus d’augmenter le risque d’accidents, ces conducteurs ont également causé un ralentissement de la circulation dû à leur curiosité.
La PPO précise que ces conducteurs ont reçu une amende de 615 $, accompagnée d’un avertissement leur rappelant l'importance de garder les yeux sur la route plutôt que sur leur téléphone.
Cette infraction liée à l’utilisation du cellulaire au volant n’est pas nouvelle. En 2019, les automobilistes ontariens risquaient déjà une amende pouvant aller jusqu’à 1000 $ si la police les surprenait avec un téléphone à la main en conduisant. En plus de cette amende, d'autres sanctions pouvaient s'ajouter, telles que la suspension du permis de conduire pendant quelques jours ou la perte de points de permis. En cas de récidive, les amendes peuvent atteindre 2000 $ pour une deuxième offense et 3000 $ pour une troisième.
Afin de prévenir les accidents et collisions graves causés par la distraction au volant, la PPO continue d’exhorter les conducteurs à rester vigilants et à éviter toute utilisation de leur cellulaire, quelle qu’en soit la raison.