Caisse d’épargne : 21 agences vont fermer, votre commune est-elle concernée ?

La fermeture de 21 agences annoncée par la Caisse d’épargne soulève des interrogations dans plusieurs communes.

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Caisse d’épargne : fermeture imminente de 21 agences, votre commune est-elle concernée ? Crédit : HJBC / Shutterstock.com | Econostrum.info

Pour réorganiser son réseau, la Caisse d’épargne annonce la fermeture de 21 agences d’ici le début de l’année prochaine. Ces fermetures concerneront uniquement certaines régions de France, d’où la nécessité de faire le point sur les zones touchées.

La mesure concerne notamment le Loiret, où sept agences fermeront leurs portes. Certaines ont déjà cessé leur activité, comme à Dordives (fermeture le 20 janvier), Orléans Grand Villiers et Nogent-sur-Vernisson (fermées le 14 février), Cléry-Saint-André (28 mars) ou encore Châtillon-sur-Loire (25 avril). Les agences de Châlette Vésines et Artenay fermeront quant à elles le 23 mai. Au total, la région passera de 186 à 165 agences. La banque souligne que chaque fermeture s’accompagne d’un report d’activité vers une agence voisine, située en moyenne à moins de 10 kilomètres, l’annonce de la Caisse d’épargne a été vivement critiquée par le syndicat Sud.

Des habitudes bancaires qui évoluent

La Caisse d’épargne justifie cette réorganisation par l’évolution des usages de sa clientèle. En l’espace de dix ans, la fréquentation des agences physiques a fortement reculé. En 2013, 50 % des clients préféraient se rendre sur place. En 2023, ils ne sont plus que 15 %, tandis que les canaux numériques (téléphone, mail, site web) concentrent 85 % des échanges. Par ailleurs, 98 % des virements sont réalisés de manière autonome par les clients, ce qui réduit la nécessité d’une assistance en agence.

Les structures touchées par ces fermetures sont de petite taille, avec peu de personnel. Ce modèle engendre des difficultés de fonctionnement : absences non anticipées, fermetures temporaires, remplacements limités. Selon la direction de la Caisse d’épargne, cela représente 500 jours de fermeture non planifiée et 1 500 jours de remplacement par an. Face à cette instabilité, le regroupement des équipes est présenté comme une réponse organisationnelle rationnelle. Une solution qui vise à assurer une continuité de service plus fiable, tout en optimisant la gestion des ressources humaines.

La Caisse d’épargne fait l’objet de certaines critiques.

Malgré les explications fournies, cette annonce provoque des critiques dans certaines communes. À Nogent-sur-Vernisson, le maire dénonce un manque de transparence. La banque assure avoir informé les élus dès juillet 2024, ainsi que les clients concernés, par mail sécurisé, courrier ou appel téléphonique. Elle garantit également qu’aucun licenciement n’est envisagé : tous les employés concernés ont reçu une proposition de reclassement dans une autre agence du réseau. Un discours qui peine toutefois à rassurer certains habitants, inquiets de voir leur accès aux services bancaires se réduire.

Au cours des prochains mois, la Caisse d’épargne effectuera donc plusieurs ajustements pour s’aligner avec sa nouvelle stratégie, des changements qui ne font visiblement pas l’unanimité.

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