Près de 5 000 bénéficiaires du RSA n’ont pas reçu leur paiement prévu le 5 mai, un retard dû à un bug informatique qui suscite des inquiétudes chez les allocataires de la CAF. De son côté, la caisse d’allocations familiales se veut rassurante.
Le bug est survenu dans le cadre de la nouvelle procédure de préremplissage des déclarations trimestrielles de ressources, mise en place depuis le 1er mars. Cette réforme vise à simplifier les démarches administratives des allocataires et à réduire les erreurs de déclaration des revenus, qui engendrent souvent des trop-perçus difficiles à rembourser.
Elle représente une première étape dans la mise en œuvre de la « solidarité à la source », une mesure voulue par le gouvernement pour améliorer la gestion des prestations sociales. Malgré des tests concluants, ce dysfonctionnement montre que le passage à ce système comporte encore des risques techniques.
Un bug qui pénalise des milliers de bénéficiaires du RSA
Que les allocataires concernés se rassurent, le virement a finalement été fait le 14 mai dernier, l’argent devrait donc arriver sur leurs comptes bancaires avant la fin de la semaine, Toutefois, ce retard expose ces allocataires à des difficultés financières importantes. En effet, certains ont subi des frais bancaires élevés liés à des découverts ou à des rejets de prélèvements. Ce type de situation peut entraîner une spirale d’endettement, fragilisant encore davantage des foyers souvent déjà précaires.
En outre, ce retard a généré une incompréhension et une inquiétude parmi les bénéficiaires. Certains ont craint à tort une suppression de leur allocation, ce qui a ajouté une dimension psychologique lourde à cette situation. Le paiement régulier de ces aides est souvent vital pour ces familles, tant pour les besoins essentiels que pour la stabilité financière.
La réaction de la CNAF et des associations
La Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a reconnu le problème et annoncé l’envoi d’un message d’excuses aux allocataires concernés. Elle explique que ce dysfonctionnement est lié à un problème informatique survenu lors de la gestion des déclarations trimestrielles. La CNAF précise que cette réforme a été testée pendant deux ans et expérimentée dans cinq départements, où elle a rencontré un taux de satisfaction élevé.
Cependant, le collectif Changer de cap critique le manque de communication rapide. Selon cette association, ce silence a accentué les difficultés des allocataires, laissant certains dans l’incertitude pendant plusieurs jours. Elle souligne que pour ces personnes en situation de précarité, un retard de paiement de dix jours peut avoir des conséquences lourdes, rapporte Moneyvox.
Ce bug rappelle toutefois que la gestion informatique des prestations sociales doit rester une priorité. Les versements représentent une source de revenus essentielle pour des millions de personnes, et tout retard peut entraîner des difficultés sociales majeures.








