Budget 2026 : la taxe sur les grandes entreprises sera réintroduite

Roland Lescure propose de réintroduire la surtaxe sur les grandes entreprises dans le budget 2026 pour réduire le déficit.

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Budget 2026
Budget 2026 : la taxe sur les grandes entreprises sera réintroduite. Crédit : Canva | Econostrum.info

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a annoncé son intention de réintroduire la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises dans le cadre du budget 2026

Cette décision survient après que le Sénat ait supprimé cette mesure dans une version précédente du texte. Selon Roland Lescure, cette surtaxe est une solution nécessaire pour parvenir à un compromis politique, soulignant qu’elle fait partie des leviers permettant de réduire le déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB) l’année suivante.

Dans une déclaration faite le 4 janvier sur Franceinfo, Roland Lescure a précisé que la réintroduction de cette surtaxe devait permettre de garantir que « tout le monde contribue », y compris les grandes entreprises qui génèrent des profits élevés. « Je regrette qu’on soit rendu là, mais ça fait partie des leviers. Le Sénat l’a supprimée, moi, je souhaite qu’on la rétablisse », a-t-il ajouté. Il a également précisé que la surtaxe devrait rapporter 6 milliards d’euros, contre 4 milliards dans la version initiale du projet.

Le processus législatif et les discussions politiques autour de la surtaxe dans le budget 2026 

Cette surtaxe avait été un sujet de débat lors des discussions à l’Assemblée nationale. Initialement, le gouvernement espérait collecter 4 milliards d’euros par cette mesure, mais ce montant a été ajusté à 6 milliards au cours des discussions, avant d’être finalement annulé par le Sénat. Malgré cette suppression, Roland Lescure a insisté sur le fait que cette contribution est indispensable pour financer une réduction de la Contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), un impôt affectant 270 000 entreprises.

La porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, a soutenu cette mesure, affirmant que la surtaxe était relativement consensuelle et qu’elle ne constituait pas un « délire fiscal » comme certains l’avaient suggéré. Elle a souligné qu’elle visait à compenser la réduction de la CVAE, ce qui bénéficierait à un grand nombre d’entreprises.

Le ministre a également insisté sur la nécessité d’agir rapidement. Le texte du budget doit être à nouveau examiné en commission des finances à l’Assemblée nationale le 7 janvier, avant une discussion en séance publique prévue pour la semaine suivante. Roland Lescure a exprimé son espoir de parvenir à un compromis, en appelant à des concessions de la part des différents partis politiques : « Il faut que chacun mette de l’eau dans son vin », a-t-il déclaré. L’examen du budget ayant été retardé au 31 décembre, une loi spéciale a été votée pour garantir la continuité des finances publiques jusqu’à la résolution de cette question.

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