À l’approche de la présentation du budget 2026, les pistes envisagées par le gouvernement laissent présager des mesures susceptibles de peser sur le portefeuille des Français.
Le Premier ministre François Bayrou s’apprête à dévoiler un plan pluriannuel de redressement des finances publiques d’ici la mi-juillet. Ce programme vise à rétablir l’équilibre budgétaire dans un contexte de surendettement structurel. Selon ses propos, la France dépense chaque mois environ 10 % de plus que ce qu’elle encaisse, ce qui impose, selon lui, un effort collectif pour éviter un enlisement financier durable. L’enjeu est de taille : 40 milliards d’euros d’économies sont à trouver pour boucler le budget 2026.
Le scénario d’une « année blanche » évoqué
Parmi les mesures envisagées, celle d’une « année blanche » est régulièrement évoquée par plusieurs sources proches de l’exécutif. Cette option consisterait à geler temporairement certaines dépenses publiques, telles que les prestations sociales, les retraites ou les dotations versées aux collectivités locales. Ces dépenses, habituellement revalorisées en fonction de l’inflation, pourraient ainsi rester stables en valeur nominale. Cela entraînerait une érosion du pouvoir d’achat pour les ménages concernés, sans représenter une baisse directe des montants perçus.
Le gouvernement affirme ne pas vouloir augmenter les impôts directs, mais certaines mesures fiscales pourraient malgré tout affecter les contribuables. Le gel du barème de l’impôt sur le revenu en est un exemple. En l’absence de réindexation, les revenus qui augmentent avec l’inflation pourraient faire basculer certains contribuables dans une tranche supérieure, avec à la clé une hausse mécanique de l’impôt payé.
Une hausse de la CSG sur les pensions de retraite fait aussi partie des pistes évoquées. Actuellement moins taxés que les actifs, les retraités pourraient voir leurs prélèvements alignés sur ceux des travailleurs. Cette mesure, relayée notamment par Les Échos, vise à élargir l’assiette de financement de la Sécurité sociale.
TVA, colis importés : de nouvelles recettes ciblées dans le cadre du Budget 2026
Autre possibilité étudiée : une hausse de la TVA de 1 % sur les produits non essentiels. Une telle mesure, proposée par le sénateur Hervé Marseille, permettrait selon lui de rapporter environ 7 milliards d’euros par an, tout en ciblant la consommation de biens non prioritaires. Une taxe sur les colis de moins de 150 euros, actuellement exonérés, est aussi envisagée pour freiner certaines importations et générer de nouvelles recettes fiscales.
À ce stade, le gouvernement n’a confirmé aucune de ces mesures. Le plan de redressement budgétaire reste en cours d’arbitrage et pourrait évoluer en fonction des réactions politiques et sociales. Si la volonté de rééquilibrer les comptes publics est affirmée, les modalités concrètes restent à préciser dans les semaines à venir.








