{"id":113994,"date":"2026-11-02T13:03:00","date_gmt":"2026-11-02T12:03:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=113994"},"modified":"2026-11-02T08:54:26","modified_gmt":"2026-11-02T07:54:26","slug":"soins-dentaires-remboursements-explosent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/soins-dentaires-remboursements-explosent\/","title":{"rendered":"Soins dentaires en Belgique : les remboursements explosent de plus de 50%, voici pourquoi"},"content":{"rendered":"
Les remboursements des soins dentaires en Belgique connaissent une forte progression. Cette \u00e9volution soul\u00e8ve des questions sur le co\u00fbt des consultations, les d\u00e9penses de l’assurance maladie et la part r\u00e9ellement pay\u00e9e par les patients. Plusieurs changements sont d\u00e9j\u00e0 entr\u00e9s en vigueur en 2026, avec des cons\u00e9quences concr\u00e8tes sur les factures.<\/strong><\/p>\n Selon les donn\u00e9es de l’Institut national d’assurance maladie-invalidit\u00e9 (Inami)<\/a>, les remboursements des soins dentaires sont pass\u00e9s d’un peu plus de 1 milliard d’euros en 2021 \u00e0 1,6 milliard en 2025, soit une hausse sup\u00e9rieure \u00e0 50 %. Durant cette p\u00e9riode, le nombre de prestations n’a progress\u00e9 que de 16 %. Cette diff\u00e9rence s’explique notamment par l’indexation des tarifs, la revalorisation de certains actes et l’\u00e9largissement des conditions de remboursement.<\/p>\n Les soins conservateurs, les proth\u00e8ses amovibles et certaines prestations pr\u00e9ventives ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de changements tarifaires. La Soci\u00e9t\u00e9 de M\u00e9decine Dentaire souligne \u00e9galement le d\u00e9veloppement du tiers payant, l’arriv\u00e9e des hygi\u00e9nistes bucco-dentaires et une meilleure prise en charge des jeunes patients. L’augmentation du nombre de b\u00e9n\u00e9ficiaires de l’intervention major\u00e9e, appel\u00e9s patients BIM<\/a>, contribue aussi \u00e0 l’\u00e9volution des d\u00e9penses publiques.<\/p>\n Cette hausse ne signifie pas automatiquement que les patients paient davantage chez le dentiste. Les chiffres de l’Inami correspondent aux remboursements de l’assurance maladie, et non \u00e0 la totalit\u00e9 des honoraires factur\u00e9s. Une prise en charge plus \u00e9lev\u00e9e peut m\u00eame r\u00e9duire le montant restant \u00e0 payer. En 2025, les soins conservateurs repr\u00e9sentaient 37,3 % des d\u00e9penses dentaires, contre 27 % pour les traitements pr\u00e9ventifs.<\/p>\n Les radiographies attirent \u00e9galement l’attention : plus de 4,4 millions d’examens ont \u00e9t\u00e9 rembours\u00e9s, pour 105,43 millions d’euros, un budget en hausse de 49 % depuis 2021. Cette progression ne prouve pas, \u00e0 elle seule, l’existence d’abus. Certains examens peuvent notamment \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9s lorsque les images r\u00e9alis\u00e9es dans un autre cabinet ne sont pas disponibles.<\/p>\n Depuis le 1er juin 2026, le remboursement d’une radiographie panoramique dentaire est limit\u00e9 \u00e0 une fois tous les trois ans pour les adultes d\u00e8s 19 ans, contre une fois tous les deux ans auparavant. Cette restriction ne concerne pas toutes les radiographies dentaires. \u00c0 cette m\u00eame date, l’examen des gencives (DPSI) a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 l’examen buccal annuel des patients de 18 ans et plus. L’honoraire de cet examen annuel est pass\u00e9 de 78,58 \u00e0 82 euros.<\/p>\n Autre changement : le remboursement du d\u00e9tartrage n’est plus r\u00e9duit de moiti\u00e9 lorsqu’aucun soin dentaire n’a \u00e9t\u00e9 rembours\u00e9 l’ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Les autres r\u00e8gles du trajet de soins buccaux restent n\u00e9anmoins applicables. Depuis le 1er juillet 2026, les suppl\u00e9ments d’honoraires sont interdits pour les patients BIM sur les prestations remboursables de soins dentaires et d’orthodontie, y compris chez les dentistes non conventionn\u00e9s.<\/p>\n Des exceptions subsistent : certains d\u00e9passements plafonn\u00e9s, pr\u00e9vus par les tarifs maximaux de l’accord dento-mutualiste, peuvent encore \u00eatre factur\u00e9s apr\u00e8s consentement \u00e9clair\u00e9 du patient. L’interdiction ne rend donc pas tous les soins gratuits.\u00a0Ces \u00e9volutions cherchent \u00e0 concilier acc\u00e8s aux soins et ma\u00eetrise des d\u00e9penses de l’assurance maladie, alors qu’une r\u00e9forme plus large de la nomenclature dentaire est attendue \u00e0 l’horizon 2027.<\/p>\n\n\n
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Radiographies, d\u00e9tartrage et patients BIM : les nouvelles r\u00e8gles de remboursement en 2026<\/h2>\n