{"id":113779,"date":"2026-10-18T15:15:00","date_gmt":"2026-10-18T13:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=113779"},"modified":"2026-10-18T13:41:43","modified_gmt":"2026-10-18T11:41:43","slug":"diesel-gaz-belgique-les-prix-senvolent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/diesel-gaz-belgique-les-prix-senvolent\/","title":{"rendered":"Diesel et gaz en Belgique : les prix s’envolent, les m\u00e9nages doivent-ils craindre le pire cet hiver ?"},"content":{"rendered":"

Les prix de l’\u00e9nergie restent sous pression en Belgique. Entre les tensions au Moyen-Orient et la course au remplissage des r\u00e9serves de gaz, les perspectives de baisse sont limit\u00e9es. Pour les m\u00e9nages, cette situation fait craindre de nouvelles d\u00e9penses \u00e0 l’approche de l’hiver.<\/strong><\/p>\n

La hausse du diesel entr\u00e9e en vigueur samedi p\u00e8se sur le budget des automobilistes belges. Avec un prix maximal de 2,444 euros par litre, un plein de 50 litres revient \u00e0 122,20 euros. L’augmentation de 1,6 centime par litre repr\u00e9sente un surco\u00fbt de 80 centimes pour un plein de 50 litres. Les stations-service peuvent n\u00e9anmoins pratiquer des tarifs inf\u00e9rieurs au plafond officiel.<\/p>\n

Sur le march\u00e9 du gaz, la progression est nettement plus forte. Les cours atteignent 86 euros par MWh, contre 31 euros \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode en 2025. Cela repr\u00e9sente une hausse d’environ 177 % en un an. Le prix du gaz<\/a> est ainsi pr\u00e8s de 2,8 fois sup\u00e9rieur \u00e0 son niveau de l’ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Il reste n\u00e9anmoins inf\u00e9rieur au record de 339 euros par MWh, enregistr\u00e9 en 2022 au d\u00e9but de la guerre en Ukraine.<\/p>\n

Cette nouvelle tension sur les prix s’explique notamment par la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du d\u00e9troit d’Ormuz, qui perturbent les \u00e9changes \u00e9nerg\u00e9tiques internationaux. L’offre de gaz disponible sur les march\u00e9s se retrouve sous pression, alors que plusieurs pays cherchent \u00e0 s\u00e9curiser leurs approvisionnements avant l’arriv\u00e9e du froid. Pour les consommateurs belges, la situation intervient \u00e0 une p\u00e9riode o\u00f9 les besoins \u00e9nerg\u00e9tiques commencent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 augmenter avec la reprise du chauffage.<\/p>\n

La course aux r\u00e9serves europ\u00e9ennes pourrait prolonger la hausse des prix<\/h2>\n

L’Europe doit d\u00e9sormais acc\u00e9l\u00e9rer le remplissage de ses r\u00e9serves de gaz pour pr\u00e9parer l’hiver. Selon les donn\u00e9es communiqu\u00e9es, les stocks europ\u00e9ens sont remplis \u00e0 environ 75 %. Ils devraient atteindre au moins 90 % dans les deux prochaines semaines. Cette \u00e9ch\u00e9ance pousse plusieurs pays \u00e0 acheter du gaz au m\u00eame moment, alors que les quantit\u00e9s disponibles restent limit\u00e9es.<\/p>\n

Certains acheteurs avaient retard\u00e9 leurs commandes dans l’espoir d’une baisse des cours. \u00ab Du fait de la p\u00e9nurie sur les march\u00e9s internationaux, les prix \u00e9taient \u00e9lev\u00e9s et donc beaucoup de gens ont pari\u00e9 une d\u00e9tente \u00e0 venir et donc n\u2019ont pas commenc\u00e9 \u00e0 remplir \u00e0 temps leurs r\u00e9serves de gaz<\/em> \u00bb, explique Adel El Gammal, professeur \u00e0 l’ULB, cit\u00e9 par la RTBF<\/a>. La situation pourrait \u00e9galement \u00eatre compliqu\u00e9e par la demande asiatique. Plusieurs pays, dont la Chine, pourraient chercher \u00e0 reconstituer leurs propres stocks, renfor\u00e7ant la concurrence entre acheteurs.<\/p>\n

\u00ab Et donc on se retrouve maintenant tous \u00e0 vouloir acheter du gaz \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019hiver et donc \u00e7a explique pourquoi les prix sont en train de flamber<\/em> \u00bb, r\u00e9sume le sp\u00e9cialiste. \u00c0 court terme, une baisse importante des cours para\u00eet peu probable, selon son analyse. Un hiver doux pourrait n\u00e9anmoins limiter la consommation et r\u00e9duire la pression sur les march\u00e9s. Pour les m\u00e9nages belges, la hausse des prix de gros ne se traduit pas automatiquement par une augmentation identique de leur facture.<\/p>\n

Les cons\u00e9quences d\u00e9pendront notamment du type de contrat. Les clients disposant d’un tarif variable sont davantage expos\u00e9s aux fluctuations du march\u00e9, tandis que les contrats \u00e0 prix fixe prot\u00e8gent temporairement contre ces variations, selon leurs conditions. Le mazout de chauffage conna\u00eet, de son c\u00f4t\u00e9, une \u00e9volution diff\u00e9rente. Selon les informations communiqu\u00e9es, son prix diminue de 1,97 euro pour une commande de 2 000 litres, malgr\u00e9 la hausse du diesel et du gaz.<\/p>\n\n\n

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Le gaz co\u00fbte aussi cher qu'en d\u00e9cembre 2022: \u00e0 quelques semaines de l'hiver, les faibles niveaux de stockage "rendent l'Europe vuln\u00e9rable \u00e0 un temps froid"https:\/\/t.co\/K3RscOtDrz<\/a><\/p>— BFM Business (@bfmbusiness) October 16, 2026<\/a><\/blockquote>