{"id":113684,"date":"2026-10-12T11:02:00","date_gmt":"2026-10-12T09:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=113684"},"modified":"2026-10-12T09:40:02","modified_gmt":"2026-10-12T07:40:02","slug":"reforme-du-chomage-revenu-dintegration","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/reforme-du-chomage-revenu-dintegration\/","title":{"rendered":"R\u00e9forme du ch\u00f4mage : la Belgique compte d\u00e9sormais plus de b\u00e9n\u00e9ficiaires du revenu d\u2019int\u00e9gration que de ch\u00f4meurs"},"content":{"rendered":"

La r\u00e9forme du ch\u00f4mage bouleverse le paysage social belge. Pour la premi\u00e8re fois, les b\u00e9n\u00e9ficiaires du revenu d’int\u00e9gration sont plus nombreux que les ch\u00f4meurs indemnis\u00e9s. Derri\u00e8re ce basculement, des milliers de m\u00e9nages voient leur situation financi\u00e8re changer, tandis que les CPAS font face \u00e0 une demande croissante.<\/strong><\/p>\n

La Belgique vient de franchir un cap in\u00e9dit dans son syst\u00e8me de protection sociale. Selon une analyse publi\u00e9e lundi 12 octobre par De Standaard<\/a>, sur la base des statistiques des administrations concern\u00e9es, le nombre de b\u00e9n\u00e9ficiaires du revenu d’int\u00e9gration sociale d\u00e9passe d\u00e9sormais celui des ch\u00f4meurs percevant des allocations. Cette \u00e9volution intervient dans le contexte de la r\u00e9forme du ch\u00f4mage engag\u00e9e par le gouvernement de Bart De Wever.<\/p>\n

Plus de 200.000 b\u00e9n\u00e9ficiaires du CPAS contre 185.500 ch\u00f4meurs en Belgique<\/h2>\n

Les chiffres montrent \u00e0 quel point la situation a chang\u00e9 en seulement un an. En ao\u00fbt 2025, la Belgique comptait encore 304.000 ch\u00f4meurs complets indemnis\u00e9s, contre environ 166.000 b\u00e9n\u00e9ficiaires du revenu d’int\u00e9gration vers\u00e9 par les centres publics d’action sociale (CPAS). En ao\u00fbt 2026, le nombre de ch\u00f4meurs indemnis\u00e9s est tomb\u00e9 \u00e0 185.500 personnes, soit une baisse de 118.500 b\u00e9n\u00e9ficiaires par rapport \u00e0 l’ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Cela repr\u00e9sente un recul d’environ 39 %.<\/p>\n

\u00c0 l’inverse, le nombre de personnes percevant un revenu d’int\u00e9gration a franchi la barre des 200.000 d\u00e8s avril 2026. C’est \u00e0 ce moment que les deux courbes se sont crois\u00e9es pour la premi\u00e8re fois. Le Service public f\u00e9d\u00e9ral de programmation Int\u00e9gration sociale (SPP Int\u00e9gration sociale) pr\u00e9voit que cette \u00e9volution se poursuivra. Le nombre de b\u00e9n\u00e9ficiaires du CPAS pourrait ainsi rester durablement sup\u00e9rieur \u00e0 celui des ch\u00f4meurs indemnis\u00e9s.<\/p>\n

Ce basculement ne signifie pas n\u00e9cessairement que davantage de personnes travaillent. La baisse du nombre de ch\u00f4meurs indemnis\u00e9s traduit aussi la sortie de certaines personnes du syst\u00e8me d’assurance ch\u00f4mage, sans qu’elles aient toutes retrouv\u00e9 un emploi.<\/p>\n

R\u00e9forme du ch\u00f4mage : 133.000 exclusions et une pression croissante sur les CPAS<\/h2>\n

Cette \u00e9volution intervient apr\u00e8s la r\u00e9forme<\/a> engag\u00e9e par le gouvernement de Bart De Wever. La nouvelle r\u00e9glementation limite d\u00e9sormais le versement des allocations de ch\u00f4mage \u00e0 deux ans maximum, sous r\u00e9serve des exceptions pr\u00e9vues par la l\u00e9gislation. Depuis janvier 2026, 133.000 personnes ont perdu leurs allocations de ch\u00f4mage. Le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral compte r\u00e9aliser pr\u00e8s de 2 milliards d’euros d’\u00e9conomies gr\u00e2ce au durcissement des conditions d’indemnisation.<\/p>\n

Mais une partie des d\u00e9penses sociales se d\u00e9place vers les communes, qui financent une partie des aides distribu\u00e9es par les CPAS. Depuis janvier, plus de 57.000 personnes suppl\u00e9mentaires ont per\u00e7u un revenu d’int\u00e9gration. Parmi elles, 43 % sont d’anciens b\u00e9n\u00e9ficiaires d’allocations de ch\u00f4mage supprim\u00e9es. Cette proportion d\u00e9passe les estimations du ministre f\u00e9d\u00e9ral de l’Emploi, David Clarinval (MR). Celui-ci pr\u00e9voyait qu’environ un tiers des personnes priv\u00e9es de leurs allocations demanderaient ensuite un revenu d’int\u00e9gration.<\/p>\n

La diff\u00e9rence p\u00e8se sur les finances publiques. Le revenu d’int\u00e9gration est une aide sociale financ\u00e9e par les pouvoirs publics et accord\u00e9e sous conditions de ressources. Son attribution d\u00e9pend notamment de la situation familiale, des revenus disponibles et de l’examen r\u00e9alis\u00e9 par le CPAS. Contrairement aux allocations de ch\u00f4mage, le revenu d’int\u00e9gration n’est pas accord\u00e9 automatiquement apr\u00e8s une exclusion. Les personnes concern\u00e9es doivent d\u00e9poser une demande aupr\u00e8s du CPAS de leur commune, qui examine leur situation financi\u00e8re.<\/p>\n

Certaines personnes peuvent ainsi perdre leurs allocations sans avoir droit \u00e0 cette aide, notamment lorsque les ressources de leur m\u00e9nage d\u00e9passent les plafonds applicables. Pour les CPAS, cette \u00e9volution se traduit par davantage de dossiers \u00e0 examiner et de personnes \u00e0 accompagner. Elle soul\u00e8ve \u00e9galement la question de la r\u00e9partition des d\u00e9penses entre l’\u00c9tat f\u00e9d\u00e9ral et les pouvoirs locaux.<\/p>\n\n\n

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\u00ab Leur retirer le revenu d\u2019int\u00e9gration est la derni\u00e8re chose qu\u2019on a envie de faire \u00bb : une proposition du gouvernement fait pol\u00e9mique dans les CPAS https:\/\/t.co\/2b75oRsHZF<\/a><\/p>— RTL info (@rtlinfo) May 7, 2026<\/a><\/blockquote>