{"id":113356,"date":"2026-09-19T10:01:00","date_gmt":"2026-09-19T08:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=113356"},"modified":"2026-09-18T22:45:50","modified_gmt":"2026-09-18T20:45:50","slug":"belgique-face-secheresse-inedite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/belgique-face-secheresse-inedite\/","title":{"rendered":"La pluie se fait attendre : la Belgique face \u00e0 une s\u00e9cheresse qui pourrait durer jusqu\u2019en novembre"},"content":{"rendered":"\n
La s\u00e9cheresse se poursuit en Belgique alors que les pr\u00e9cipitations restent insuffisantes. Les pr\u00e9visions m\u00e9t\u00e9orologiques ne laissent pas entrevoir de retour important de la pluie dans les prochains jours, une situation qui fragilise les cours d\u2019eau et certains captages destin\u00e9s \u00e0 l\u2019alimentation en eau potable.<\/strong><\/p>\n\n\n\n Le mois d\u2019ao\u00fbt a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par une s\u00e9cheresse record dans plusieurs pays europ\u00e9ens, dont la Belgique, la France, l\u2019Autriche, la Suisse ou encore la Slovaquie. Selon l\u2019Observatoire europ\u00e9en de la s\u00e9cheresse (EDO)<\/a>, il s\u2019agit du mois d\u2019ao\u00fbt le plus sec observ\u00e9 depuis le d\u00e9but des relev\u00e9s de l\u2019organisme en 2012. En Belgique, l\u2019Institut Royal M\u00e9t\u00e9orologique (IRM) estime que le d\u00e9ficit de pluie pourrait encore durer plusieurs semaines, avec une situation susceptible de se prolonger jusqu\u2019en novembre.<\/p>\n\n\n\n Les m\u00e9t\u00e9orologues surveillent attentivement l\u2019\u00e9volution de la situation, alors que les sols restent fortement ass\u00e9ch\u00e9s. Pascal Mormal, m\u00e9t\u00e9orologue \u00e0 l\u2019IRM, explique \u00e0 la RTBF<\/a> que les prochains jours ne devraient pas apporter d\u2019am\u00e9lioration notable. \u00ab Dans les dix prochains jours, on n\u2019attend pas de pr\u00e9cipitations tr\u00e8s importantes. Donc on va conserver ce d\u00e9ficit. Et si on analyse les tendances sur les trois derniers mois, on sera probablement dans la s\u00e9quence la plus s\u00e8che depuis 1970. Donc c\u2019est quand m\u00eame assez significatif<\/em> \u00bb.<\/p>\n\n\n\n Cette absence de pluie a d\u00e9j\u00e0 des cons\u00e9quences visibles sur les ressources en eau. Le Service public de Wallonie observe une baisse du niveau et du d\u00e9bit de plusieurs cours d\u2019eau, notamment celui de la Meuse. La situation concerne aussi certains captages d\u2019eau potable. \u00c0 Profondeville, le captage de Tailfer joue un r\u00f4le majeur dans l\u2019approvisionnement de Bruxelles. Exploit\u00e9 par Vivaqua, il fournit pr\u00e8s d\u2019un tiers de l\u2019eau distribu\u00e9e dans la capitale gr\u00e2ce aux pr\u00e9l\u00e8vements effectu\u00e9s dans la Meuse.<\/p>\n\n\n\n Depuis la mi-juillet, Vivaqua a d\u00fb r\u00e9duire les quantit\u00e9s d\u2019eau pomp\u00e9es afin de pr\u00e9server la ressource. Si les pr\u00e9cipitations ne reviennent pas, des restrictions suppl\u00e9mentaires pourraient \u00eatre envisag\u00e9es. \u00ab On ne peut d\u00e9j\u00e0 plus produire que 130.000 m3 d\u2019eau par jour<\/em> \u00bb, explique Nicolas Yernaux, porte-parole du Service public de Wallonie. \u00ab Et l\u00e0, ils sont vraiment \u00e0 la limite de passer en phase 2 et donc on ne pourrait plus produire \u00e0 ce moment-l\u00e0 que 90.000 m3. Donc \u00e7a aurait vraiment des r\u00e9percussions pour eux tr\u00e8s concr\u00e8tes et ils seraient probablement oblig\u00e9s d\u2019aller puiser dans leurs r\u00e9serves<\/em> \u00bb.<\/p>\n\n\n\nLes cours d\u2019eau et les captages d\u2019eau potable sous pression<\/h2>\n\n\n\n