{"id":112380,"date":"2026-06-30T12:01:00","date_gmt":"2026-06-30T10:01:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=112380"},"modified":"2026-06-30T09:46:35","modified_gmt":"2026-06-30T07:46:35","slug":"antibiotiques-vente-medicaments-a-lunite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/antibiotiques-vente-medicaments-a-lunite\/","title":{"rendered":"Antibiotiques : la vente de m\u00e9dicaments \u00e0 l\u2019unit\u00e9 bient\u00f4t test\u00e9e en Belgique"},"content":{"rendered":"
La Belgique s\u2019appr\u00eate \u00e0 franchir une nouvelle \u00e9tape dans la distribution des m\u00e9dicaments. La vente d\u2019antibiotiques \u00e0 l\u2019unit\u00e9, annonc\u00e9e comme mesure exp\u00e9rimentale, devrait entrer en vigueur le 1er octobre, selon les derni\u00e8res pr\u00e9cisions du cabinet du ministre de la Sant\u00e9 Frank Vandenbroucke. Une date encore susceptible d\u2019\u00eatre ajust\u00e9e en cas de retard technique ou organisationnel.<\/strong><\/p>\n L\u2019objectif de cette r\u00e9forme est double. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, il s\u2019agit de lutter contre l\u2019antibior\u00e9sistance, un ph\u00e9nom\u00e8ne qui r\u00e9duit l\u2019efficacit\u00e9 des antibiotiques lorsqu\u2019ils sont mal utilis\u00e9s ou consomm\u00e9s en exc\u00e8s. De l\u2019autre, la mesure vise \u00e0 limiter le gaspillage de m\u00e9dicaments, en \u00e9vitant que des bo\u00eetes enti\u00e8res restent inutilis\u00e9es dans les foyers. Aujourd\u2019hui, la dispensation \u00e0 l\u2019unit\u00e9 existe d\u00e9j\u00e0 dans certains cas sp\u00e9cifiques, notamment dans les h\u00f4pitaux et les maisons de repos.<\/p>\n Mais son extension aux pharmacies de ville repr\u00e9sente un changement important dans l\u2019organisation du secteur.<\/p>\n Si la mesure est act\u00e9e dans son principe, sa mise en pratique n\u00e9cessite encore plusieurs ajustements. Selon les pharmaciens, diff\u00e9rents obstacles techniques et logistiques doivent \u00eatre lev\u00e9s avant son lancement. Les logiciels de gestion en pharmacie doivent \u00eatre adapt\u00e9s pour permettre la d\u00e9livrance \u00e0 l\u2019unit\u00e9. Les emballages doivent \u00e9galement \u00eatre compatibles avec ce type de distribution, ce qui suppose une adaptation de l\u2019industrie pharmaceutique.<\/p>\n Enfin, les prescriptions m\u00e9dicales devront \u00eatre r\u00e9dig\u00e9es en d\u00e9nomination commune internationale, avec des indications pr\u00e9cises sur la dur\u00e9e du traitement et la posologie.<\/p>\n Pour les pharmaciens<\/a>, cette \u00e9volution implique un travail plus long et plus complexe. Chaque d\u00e9livrance n\u00e9cessitera de compter les comprim\u00e9s, de reconditionner les doses et de les \u00e9tiqueter individuellement. Une organisation plus lourde qui pose aussi la question de la r\u00e9mun\u00e9ration de cet acte suppl\u00e9mentaire. Les professionnels du secteur alertent \u00e9galement sur les enjeux de tra\u00e7abilit\u00e9.<\/p>\n Une fois les bo\u00eetes ouvertes, le suivi des lots devient plus complexe, notamment en cas de rappel de m\u00e9dicaments. Des ajustements ont toutefois \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vus afin de limiter ces risques. La vente de m\u00e9dicaments \u00e0 l\u2019unit\u00e9 reste encore marginale en Europe, m\u00eame si certains pays comme les Pays-Bas, l\u2019Irlande ou le Royaume-Uni l\u2019ont d\u00e9j\u00e0 partiellement adopt\u00e9e. En dehors de l\u2019Union europ\u00e9enne, elle est largement utilis\u00e9e aux \u00c9tats-Unis, au Canada ou encore dans certains pays d\u2019Asie et d\u2019Afrique.<\/p>\n Cette diff\u00e9rence s\u2019explique notamment par des syst\u00e8mes de distribution historiquement construits autour de la bo\u00eete de m\u00e9dicaments, ce qui rend la transition plus complexe en Europe.<\/p>\n Au-del\u00e0 des contraintes, la mesure pourrait r\u00e9duire une partie du gaspillage pharmaceutique. En adaptant les quantit\u00e9s d\u00e9livr\u00e9es \u00e0 la dur\u00e9e r\u00e9elle des traitements, elle limite le nombre de comprim\u00e9s inutilis\u00e9s. Elle pourrait \u00e9galement r\u00e9duire les risques d\u2019autom\u00e9dication avec des restes de traitements. Selon la RTBF<\/a>, en Belgique, pr\u00e8s de 693 kg de m\u00e9dicaments p\u00e9rim\u00e9s ou non utilis\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9s en 2022, un chiffre qui illustre l\u2019ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/p>\n\n\nUne mise en \u0153uvre techniquement complexe<\/h2>\n
Des changements concrets en officine<\/h2>\n
Un potentiel levier contre le gaspillage<\/h2>\n