{"id":112198,"date":"2026-06-17T15:00:00","date_gmt":"2026-06-17T13:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=112198"},"modified":"2026-06-17T10:10:58","modified_gmt":"2026-06-17T08:10:58","slug":"colruyt-ne-veut-pas-ouvrir-le-dimanche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/colruyt-ne-veut-pas-ouvrir-le-dimanche\/","title":{"rendered":"Supermarch\u00e9s : pourquoi Colruyt ne veut pas ouvrir le dimanche"},"content":{"rendered":"
Colruyt ne pr\u00e9voit toujours pas d\u2019ouvrir ses supermarch\u00e9s le dimanche. Une position confirm\u00e9e par le CEO du groupe, Stefan Goethaert, alors que la concurrence multiplie les ouvertures dominicales et que les habitudes des consommateurs \u00e9voluent.<\/strong><\/p>\n Le groupe belge maintient sa ligne : les supermarch\u00e9s Colruyt resteront ferm\u00e9s le dimanche. Cette d\u00e9cision est revendiqu\u00e9e comme un choix strat\u00e9gique, malgr\u00e9 les transformations du secteur de la distribution. Selon la direction, le mod\u00e8le actuel repose sur un \u00e9quilibre \u00e9conomique et social qui ne permet pas une ouverture dominicale g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e sans modification du cadre salarial. Le CEO parle d\u2019un choix \u00ab assum\u00e9 \u00bb, directement li\u00e9 \u00e0 l\u2019organisation du travail au sein du groupe.<\/p>\n Cette position intervient dans un contexte de concurrence accrue. Plusieurs enseignes ont d\u00e9j\u00e0 adapt\u00e9 leurs horaires, avec des ouvertures le dimanche devenues plus fr\u00e9quentes. Carrefour est d\u00e9j\u00e0 actif sur ce cr\u00e9neau, tandis que certains ind\u00e9pendants exploitent largement cette flexibilit\u00e9. Aldi et Lidl envisagent \u00e9galement d\u2019\u00e9largir leurs horaires dominicaux, notamment le dimanche matin, accentuant la pression sur le groupe Colruyt.<\/p>\n Dans le m\u00eame temps, les r\u00e9sultats r\u00e9cents montrent une \u00e9volution du march\u00e9. La part de march\u00e9 de l\u2019ensemble Colruyt en Belgique, incluant Okay, Spar et Comarkt, recule d\u00e9sormais \u00e0 environ 28,5 %.<\/p>\n Pour Colruyt, cette \u00e9volution du secteur complique l\u2019\u00e9quilibre \u00e9conomique. Le groupe met en avant les diff\u00e9rences entre les statuts de travail dans la distribution en Belgique. Les r\u00e8gles salariales, les commissions paritaires et les conditions d\u2019emploi varient fortement d\u2019un acteur \u00e0 l\u2019autre, ce qui rend la concurrence in\u00e9gale selon la direction.<\/p>\n Selon Stefan Goethaert, ouvrir le dimanche n\u00e9cessiterait une refonte importante du mod\u00e8le social et salarial actuel, ce qui n\u2019est pas envisag\u00e9 \u00e0 court terme, rapporte RTL.<\/a><\/p>\n La direction reconna\u00eet n\u00e9anmoins une pression croissante sur sa position sur le march\u00e9 belge. L\u2019allongement des horaires d\u2019ouverture chez les concurrents et la g\u00e9n\u00e9ralisation des ouvertures dominicales modifient les habitudes d\u2019achat des consommateurs. Colruyt<\/a> estime toutefois que la part de march\u00e9 classique ne refl\u00e8te pas totalement son poids r\u00e9el dans la consommation.<\/p>\n Le groupe met en avant une vision plus large, incluant le commerce de gros, les services \u00e0 l\u2019horeca et les plats pr\u00e9par\u00e9s, qu\u2019il regroupe sous la notion de \u00ab share of stomach \u00bb.\u00a0 Malgr\u00e9 la pression concurrentielle, Colruyt maintient donc sa position. Le groupe privil\u00e9gie la stabilit\u00e9 de son mod\u00e8le plut\u00f4t qu\u2019une adaptation rapide aux nouveaux rythmes de consommation. Une strat\u00e9gie qui divise, mais que la direction assume pleinement dans un march\u00e9 en mutation.<\/p>\n\n\nUne pression concurrentielle de plus en plus forte<\/h2>\n
Un mod\u00e8le jug\u00e9 difficile \u00e0 adapter pour Colruyt\u00a0<\/h2>\n
Un impact sur la comp\u00e9titivit\u00e9 du groupe<\/h2>\n