{"id":112009,"date":"2026-06-07T12:02:00","date_gmt":"2026-06-07T10:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=112009"},"modified":"2026-06-07T09:28:02","modified_gmt":"2026-06-07T07:28:02","slug":"flexi-jobs-en-belgique-boom-record","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/flexi-jobs-en-belgique-boom-record\/","title":{"rendered":"Flexi-jobs en Belgique : boom record, mais \u00e0 quel prix pour le march\u00e9 du travail ?"},"content":{"rendered":"
Les flexi-jobs continuent de s\u00e9duire les Belges, offrant un revenu compl\u00e9mentaire aux salari\u00e9s et retrait\u00e9s. Mais leur popularit\u00e9 croissante soul\u00e8ve des questions sur l\u2019impact sur l\u2019emploi traditionnel et le budget de l\u2019\u00c9tat.<\/strong><\/p>\n En 2025, plus de 261.000 Belges ont exerc\u00e9 un flexi-job, selon l\u2019Office national de s\u00e9curit\u00e9 sociale (ONSS<\/a>). Cela repr\u00e9sente une hausse de 14 % par rapport \u00e0 2024, avec pr\u00e8s de 360.000 missions r\u00e9alis\u00e9es. Le revenu moyen tir\u00e9 de ces emplois compl\u00e9mentaires s\u2019\u00e9tablit \u00e0 1.900 euros par an, confirmant que la plupart des flexi-jobs restent un compl\u00e9ment plut\u00f4t qu\u2019une source principale de revenus.<\/p>\n \u00c0 l\u2019origine r\u00e9serv\u00e9s au secteur de l\u2019h\u00f4tellerie-restauration, ces emplois flexibles ont progressivement \u00e9t\u00e9 \u00e9tendus \u00e0 d\u2019autres secteurs. \u00c0 partir de juillet 2026, tout actif pourra y recourir. Pour l\u2019instant, l\u2019h\u00f4tellerie-restauration et le commerce de d\u00e9tail, notamment les supermarch\u00e9s, restent les principales zones d\u2019activit\u00e9.<\/p>\n Le flexi-job s\u00e9duit tant les travailleurs que les entreprises. L\u2019ONSS rapporte que 53.000 entreprises ont fait appel au syst\u00e8me en 2025, soit 12 % de plus qu\u2019en 2024. \u00ab Les flexi-jobs sont rapidement devenus un \u00e9norme succ\u00e8s sur le march\u00e9 du travail\u00a0<\/em>\u00bb, souligne Jasper Hubeau, directeur du service financier et statistique de l\u2019ONSS.<\/p>\n Les flexi-jobbers sont majoritairement jeunes, entre 25 et 39 ans, mais la participation des plus de 50 ans et m\u00eame des retrait\u00e9s de plus de 65 ans progresse. La plupart travaillent moins de 100 heures par an, et le revenu reste modeste, confirmant le r\u00f4le de ce dispositif comme compl\u00e9ment de revenu.<\/p>\n Le cumul emploi-retraite ou emploi \u00e0 temps partiel flexible suscite un d\u00e9bat sur ses effets \u00e9conomiques. L\u2019ONSS souligne que l\u2019\u00c9tat b\u00e9n\u00e9ficie du syst\u00e8me, car les employeurs versent un taux de cotisation plus \u00e9lev\u00e9 (28 %). Le travail d\u00e9clar\u00e9 permet aussi de limiter le travail non d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n Mais l\u2019\u00e9conomiste Ive Marx alerte : \u00ab \u00c9tendre le syst\u00e8me \u00e0 des secteurs o\u00f9 il n’y a aucune fluctuation et o\u00f9 la flexibilit\u00e9 n’est pas n\u00e9cessaire ? Cela en va totalement \u00e0 l’encontre de son objectif <\/em>\u00bb, rapporte VRT<\/a>. Selon Marx, les t\u00e2ches propos\u00e9es sont souvent peu qualifi\u00e9es et pourraient remplacer des salari\u00e9s d\u00e9j\u00e0 en poste.<\/p>\n Du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Unizo, Joran Ceulebroeck nuance : \u00ab Il est imp\u00e9ratif de pr\u00e9server les emplois permanents. Or, \u00e9tant donn\u00e9 que 83 % des personnes occupant des emplois flexibles cumulent cette activit\u00e9 avec un emploi permanent, cela d\u00e9montre qu’elles ne quittent pas le march\u00e9 du travail traditionnel. \u00bb<\/em><\/p>\nles flexi-jobs appr\u00e9ci\u00e9s par employeurs et salari\u00e9s<\/h2>\n
Quel impact sur le budget et l\u2019emploi traditionnel ?<\/h2>\n
Un \u00e9quilibre d\u00e9licat \u00e0 trouver<\/h2>\n