{"id":110298,"date":"2026-03-12T15:56:00","date_gmt":"2026-03-12T14:56:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=110298"},"modified":"2026-03-12T09:21:48","modified_gmt":"2026-03-12T08:21:48","slug":"guerre-impact-sur-les-prix-des-courses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/guerre-impact-sur-les-prix-des-courses\/","title":{"rendered":"Guerre au Moyen-Orient : l’impact sur les prix des courses pourrait \u00eatre plus important qu’attendu"},"content":{"rendered":"
Les r\u00e9cents \u00e9v\u00e9nements au Moyen-Orient ont raviv\u00e9 les inqui\u00e9tudes concernant l\u2019impact de la guerre sur l’\u00e9conomie mondiale, notamment sur les prix des denr\u00e9es alimentaires. Tandis que les consommateurs s\u2019inqui\u00e8tent de la flamb\u00e9e des co\u00fbts, certains experts assurent qu’il est encore trop t\u00f4t pour paniquer. Toutefois, un certain nombre de facteurs pourraient bien rendre votre ticket de caisse plus sal\u00e9 dans les mois \u00e0 venir.<\/strong><\/p>\n Le blocage du d\u00e9troit d’Ormuz, passage strat\u00e9gique pour pr\u00e8s du quart du commerce maritime mondial de p\u00e9trole et environ un tiers du commerce maritime d’engrais, a de quoi inqui\u00e9ter. Le p\u00e9trole et les engrais sont essentiels pour de nombreuses industries, y compris l’agriculture, et toute perturbation de leur approvisionnement peut entra\u00eener des hausses de prix importantes. Le co\u00fbt de l’\u00e9nergie, d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9 \u00e0 cause de la crise \u00e9nerg\u00e9tique mondiale, pourrait encore augmenter, accentuant la pression sur les cha\u00eenes d’approvisionnement.<\/p>\n Pierre-Alexandre Billiet, CEO de Gondola, a soulign\u00e9 que certains produits comme le safran ou les pistaches, en provenance directe du Moyen-Orient, risquaient d’augmenter en prix, mais que l’impact global serait limit\u00e9, rapporte la Libre.<\/a> Les prix de l\u2019\u00e9nergie, bien que sensibles, ne devraient pas affecter significativement le budget des m\u00e9nages belges pour le moment. Cependant, les comportements des consommateurs jouent un r\u00f4le crucial. Les achats paniques, observ\u00e9s par exemple lors de la pand\u00e9mie de Covid-19, pourraient perturber la distribution et d\u00e9stabiliser les prix, avec des hausses injustifi\u00e9es sur certains produits.<\/p>\n L\u2019\u00e9l\u00e9ment perturbateur majeur reste la combinaison de la guerre, du changement climatique et des crises logistiques mondiales. La guerre, qui est d\u00e9j\u00e0 une catastrophe humanitaire, pourrait se transformer en un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0effet cocktail\u00a0\u00bb de hausses de prix si elle perdure. Le climat joue aussi un r\u00f4le important : les inondations en Espagne en 2024 ont d\u00e9j\u00e0 fait grimper les prix du jus d’orange de plus de 100 %, et des produits comme les concombres et courgettes ont suivi la m\u00eame tendance.<\/p>\n Mais selon certains experts, la situation pourrait rester sous contr\u00f4le si le conflit ne dure pas trop longtemps. En effet, si cette crise persiste pendant un trimestre, l\u2019impact sur les prix des courses serait de l\u2019ordre de 10 \u00e0 100 euros suppl\u00e9mentaires par an, soit une hausse comprise entre 0,3 et 3 % des achats alimentaires annuels. Bien que cette hausse soit significative, elle reste \u00ab\u00a0g\u00e9rable\u00a0\u00bb selon Pierre-Alexandre Billiet.<\/p>\n Enfin, l\u2019agriculture traditionnelle, notamment celle qui utilise des engrais azot\u00e9s, reste le secteur le plus vuln\u00e9rable. Le prix de ces engrais, produit \u00e0 partir de gaz naturel<\/a>, pourrait augmenter consid\u00e9rablement si le d\u00e9troit d’Ormuz reste ferm\u00e9. Cela risque de mettre les agriculteurs sous pression, notamment ceux des secteurs non bio, qui d\u00e9pendent largement des engrais chimiques pour leurs cultures.<\/p>\n\n\nLes prix de ces produits risquent d’augmenter<\/h2>\n
Une \u00e9volution qui d\u00e9pend de l’avenir du conflit<\/h2>\n