{"id":109483,"date":"2026-01-29T09:03:00","date_gmt":"2026-01-29T08:03:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=109483"},"modified":"2026-01-28T16:16:27","modified_gmt":"2026-01-28T15:16:27","slug":"bruxelles-revenus-progressent-moins-vite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/bruxelles-revenus-progressent-moins-vite\/","title":{"rendered":"Bruxelles : pourquoi les revenus des m\u00e9nages progressent moins vite que ailleurs ?"},"content":{"rendered":"
Le revenu des m\u00e9nages \u00e0 Bruxelles peine \u00e0 suivre le rythme de croissance observ\u00e9 dans les autres r\u00e9gions du pays. Si la Belgique a enregistr\u00e9 une l\u00e9g\u00e8re reprise \u00e9conomique en 2024, les chiffres montrent que les m\u00e9nages bruxellois continuent de faire face \u00e0 des d\u00e9fis \u00e9conomiques bien plus importants que ceux des Flandres et de Wallonie.\u00a0<\/strong><\/p>\n Selon les donn\u00e9es r\u00e9centes publi\u00e9es par la Banque nationale de Belgique (BNB), le revenu disponible par habitant a progress\u00e9 de 2,6 % en Wallonie et de 2,3 % en Flandre en 2024. En revanche, \u00e0 Bruxelles, cette progression reste modeste \u00e0 1,5 %. En ajustant ces chiffres de l’inflation, les disparit\u00e9s sont encore plus marqu\u00e9es : 0,9 % en Wallonie et 0,6 % en Flandre, contre un recul de 0,2 % \u00e0 Bruxelles, rapporte la RTBF.<\/a><\/p>\n Ces r\u00e9sultats sont particuli\u00e8rement pr\u00e9occupants quand on les compare \u00e0 2021. Si les m\u00e9nages flamands ont retrouv\u00e9 et m\u00eame d\u00e9pass\u00e9 leur niveau de pouvoir d\u2019achat, ce n\u2019est pas le cas pour les m\u00e9nages bruxellois et wallons, qui n\u2019ont toujours pas retrouv\u00e9 leur niveau de vie pr\u00e9-pand\u00e9mie et pr\u00e9-inflation.<\/p>\n Cette stagnation des revenus \u00e0 Bruxelles se refl\u00e8te aussi dans les d\u00e9penses de consommation. Les m\u00e9nages bruxellois ont vu leurs d\u00e9penses augmenter de 2 % en 2024, une progression bien inf\u00e9rieure \u00e0 celle de la Wallonie (3,4 %) et de la Flandre (3,2 %). Toutefois, malgr\u00e9 cette augmentation plus modeste, les loisirs, tels que les voyages, les concerts et la restauration, sont devenus une part croissante des budgets de consommation.<\/p>\n Cela t\u00e9moigne d\u2019une volont\u00e9 des Bruxellois de continuer \u00e0 investir dans des exp\u00e9riences, malgr\u00e9 une pression \u00e9conomique accrue.<\/p>\n Ces donn\u00e9es soulignent un d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e9conomique qui met en lumi\u00e8re la fragilit\u00e9 \u00e9conomique de Bruxelles par rapport aux autres r\u00e9gions du pays. La pauvre progression des revenus, combin\u00e9e \u00e0 une hausse des d\u00e9penses de consommation<\/a>, sugg\u00e8re un impact particuli\u00e8rement lourd de l’inflation dans la capitale, o\u00f9 les co\u00fbts de vie sont d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n Il devient \u00e9vident qu\u2019une politique cibl\u00e9e, ax\u00e9e sur la r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s et le soutien aux m\u00e9nages bruxellois, est n\u00e9cessaire pour att\u00e9nuer l’impact \u00e9conomique et offrir un avenir plus \u00e9quitable pour la population bruxelloise.<\/p>\n \u00a0<\/p>\n\n\nDes d\u00e9penses de consommation plus limit\u00e9es \u00e0 Bruxelles<\/h2>\n
Une situation qui soul\u00e8ve des interrogations<\/h2>\n