{"id":109361,"date":"2026-01-23T12:02:00","date_gmt":"2026-01-23T11:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=109361"},"modified":"2026-01-23T10:23:25","modified_gmt":"2026-01-23T09:23:25","slug":"fecondite-en-chute-libre-en-belgique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/fecondite-en-chute-libre-en-belgique\/","title":{"rendered":"F\u00e9condit\u00e9 en chute libre en Belgique : un tournant d\u00e9mographique confirm\u00e9"},"content":{"rendered":"\n

En Belgique, la f\u00e9condit\u00e9 poursuit sa baisse tandis que les comportements parentaux \u00e9voluent. L\u2019\u00e2ge de la maternit\u00e9 progresse et les rep\u00e8res traditionnels reculent. Cette tendance soul\u00e8ve des enjeux sociaux et d\u00e9mographiques croissants.<\/strong><\/p>\n\n\n\n

Selon les donn\u00e9es publi\u00e9es par Statbel<\/a>, l\u2019office belge de statistique, l\u2019indice conjoncturel de f\u00e9condit\u00e9 est tomb\u00e9 \u00e0 1,44 enfant par femme en 2024, contre 1,6 en 2021. Cette diminution s\u2019inscrit dans une tendance prolong\u00e9e, \u00e9loignant encore un peu plus la Belgique du seuil de renouvellement des g\u00e9n\u00e9rations, g\u00e9n\u00e9ralement fix\u00e9 \u00e0 2,1 enfants par femme.<\/p>\n\n\n\n

La baisse n\u2019est pas homog\u00e8ne. Bruxelles affiche l\u2019indice le plus bas avec 1,34, alors que la Flandre atteint 1,48, l\u00e9g\u00e8rement au-dessus de la moyenne nationale. Ces disparit\u00e9s r\u00e9gionales peuvent refl\u00e9ter des diff\u00e9rences dans les politiques locales, l\u2019acc\u00e8s aux services de garde, les niveaux de vie ou encore les structures familiales.<\/p>\n\n\n\n

L\u2019\u00e2ge moyen des m\u00e8res ne cesse d\u2019augmenter<\/h2>\n\n\n\n

L\u2019\u00e2ge moyen \u00e0 la maternit\u00e9 continue lui aussi de progresser. En 2024, les femmes accouchent en moyenne \u00e0 31,4 ans. Cet \u00e2ge \u00e9tait de 29,7 ans en 2004. Le recul de l\u2019\u00e2ge de la premi\u00e8re maternit\u00e9 s\u2019explique par de nombreux facteurs : poursuite d\u2019\u00e9tudes plus longues, insertion professionnelle tardive, instabilit\u00e9 \u00e9conomique, mais aussi transformation des priorit\u00e9s personnelles.<\/p>\n\n\n\n

Ce report de la maternit\u00e9 est d\u00e9sormais une r\u00e9alit\u00e9 durable, avec des cons\u00e9quences sur la d\u00e9mographie, la sant\u00e9 p\u00e9rinatale et l\u2019organisation des services li\u00e9s \u00e0 la petite enfance.<\/p>\n\n\n\n

Moins de mariages, plus de naissances hors union<\/h2>\n\n\n\n

Autre changement notable, moins de la moiti\u00e9 des naissances en Belgique<\/a> ont d\u00e9sormais lieu dans le cadre du mariage. En 2024, seulement 45,6 % des enfants sont n\u00e9s de parents mari\u00e9s, contre 53,5 % dix ans plus t\u00f4t. Le tournant statistique s\u2019est produit en 2015, quand les naissances hors mariage ont pour la premi\u00e8re fois d\u00e9pass\u00e9 celles enregistr\u00e9es dans un cadre conjugal.<\/p>\n\n\n\n

Cette \u00e9volution illustre une transformation des normes sociales, avec une diversification croissante des formes de parentalit\u00e9 et une d\u00e9connexion progressive entre conjugalit\u00e9 et filiation.<\/p>\n\n\n\n

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Plus de d\u00e9c\u00e8s que de naissances en Belgique: comment notre pays peut-il s\u2019adapter \u00e0 cette r\u00e9volution d\u00e9mographique? \u201cC\u2019est un tournant durable\u201d https:\/\/t.co\/9CUPHYzH1f<\/a><\/p>— DH les Sports + (@ladh) January 23, 2026<\/a><\/blockquote>