{"id":101908,"date":"2025-03-03T09:13:00","date_gmt":"2025-03-03T08:13:00","guid":{"rendered":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/?p=101908"},"modified":"2025-03-03T02:32:42","modified_gmt":"2025-03-03T01:32:42","slug":"bruxellois-actif-travailler-flandre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/bruxellois-actif-travailler-flandre\/","title":{"rendered":"Emploi : un Bruxellois actif sur huit quitte la capitale pour travailler en Flandre"},"content":{"rendered":"\n<p>Un nombre croissant de travailleurs bruxellois franchissent chaque jour la fronti\u00e8re r\u00e9gionale pour exercer leur activit\u00e9 en Flandre. Ce mouvement s&rsquo;explique par des opportunit\u00e9s plus nombreuses et une dynamique \u00e9conomique plus favorable de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la p\u00e9riph\u00e9rie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 cette tendance, des freins importants persistent et limitent encore la mobilit\u00e9 professionnelle entre les deux r\u00e9gions. Plusieurs barri\u00e8res entravent l&rsquo;acc\u00e8s des Bruxellois \u00e0 ces opportunit\u00e9s d&#8217;emploi, qu&rsquo;elles soient linguistiques, structurelles ou li\u00e9es aux conditions de travail.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un \u00e9cart \u00e9conomique et linguistique qui limite l&#8217;embauche<\/h2>\n\n\n\n<p>Selon une \u00e9tude publi\u00e9e par<a href=\"https:\/\/www.actiris.brussels\/fr\/citoyens\/projet-professionnel-neerlandophone\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> Actiris<\/a>, Bruxelles affiche un <strong>taux de ch\u00f4mage de 12,9 %<\/strong> en 2024, soit l&rsquo;un des plus \u00e9lev\u00e9s de Belgique, alors que la Flandre conna\u00eet une situation bien plus favorable avec seulement <strong>3,7 % de ch\u00f4mage<\/strong>. Cette disparit\u00e9 cr\u00e9e un d\u00e9s\u00e9quilibre sur le <a href=\"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/fiscalite-pension-supernota-bart-de-wever\/\" data-type=\"post\" data-id=\"100887\">march\u00e9 de l&#8217;emploi<\/a>, poussant de nombreux Bruxellois \u00e0 chercher du travail en dehors de la capitale. Environ <strong>54 000 travailleurs bruxellois<\/strong>, soit <strong>un actif sur huit<\/strong>, exercent aujourd&rsquo;hui leur activit\u00e9 en Flandre.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, l&rsquo;un des principaux obstacles \u00e0 cette mobilit\u00e9 reste la barri\u00e8re linguistique. En effet, pr\u00e8s de 70 % des offres d&#8217;emploi en Flandre requi\u00e8rent une ma\u00eetrise du n\u00e9erlandais. Or, \u00e0 Bruxelles, une partie importante de la population active ne poss\u00e8de pas un niveau suffisant dans cette langue, ce qui restreint fortement l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 ces postes. Dans certains secteurs en p\u00e9nurie comme la logistique, <a href=\"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/enjeux-construction-renovation-2025\/\" data-type=\"post\" data-id=\"100144\">la construction <\/a>ou l&rsquo;h\u00f4tellerie, certaines entreprises sont plus flexibles et acceptent des travailleurs peu ou pas n\u00e9erlandophones, mais ces opportunit\u00e9s restent minoritaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de la langue, les diff\u00e9rences culturelles dans le monde du travail constituent un autre frein. Les employeurs flamands privil\u00e9gient souvent l&rsquo;autonomie et l&rsquo;initiative, tandis que certains travailleurs bruxellois, issus d&rsquo;un environnement administratif plus structur\u00e9, peuvent rencontrer des difficult\u00e9s d&rsquo;adaptation. Ce d\u00e9calage se traduit par un nombre limit\u00e9 de candidatures bruxelloises, m\u00eame pour des postes qui peinent \u00e0 trouver preneur en Flandre.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Des contraintes de transport et des conditions de travail dissuasives<\/h2>\n\n\n\n<p>Si l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&#8217;emploi en Flandre est frein\u00e9 par des questions \u00e9conomiques et linguistiques, les difficult\u00e9s de transport jouent \u00e9galement un r\u00f4le majeur. Pr\u00e8s de 60 % des travailleurs bruxellois exer\u00e7ant en Flandre utilisent la voiture, un chiffre qui refl\u00e8te le manque d&rsquo;alternatives de mobilit\u00e9 efficaces. Si les liaisons ferroviaires entre Bruxelles et certaines grandes villes flamandes comme Anvers ou Gand sont performantes, d&rsquo;autres zones d&#8217;emploi, notamment en p\u00e9riph\u00e9rie, restent mal desservies par les transports en commun. Cette situation complique l&rsquo;acc\u00e8s aux emplois situ\u00e9s hors des grands centres urbains, surtout pour les travailleurs sans v\u00e9hicule personnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Les conditions de travail peuvent aussi diff\u00e9rer entre les deux r\u00e9gions. En Flandre, les horaires sont parfois plus rigides, notamment dans l&rsquo;industrie et la logistique, o\u00f9 les travailleurs doivent s&rsquo;adapter \u00e0 des rythmes post\u00e9s ou des journ\u00e9es allong\u00e9es. Ces contraintes peuvent \u00eatre difficiles \u00e0 concilier avec les r\u00e9alit\u00e9s de nombreux Bruxellois, notamment ceux ayant des obligations familiales ou ne disposant pas de solutions de garde adapt\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, des disparit\u00e9s administratives et fiscales compliquent \u00e9galement l&#8217;emploi interr\u00e9gional. Les r\u00e9gimes d&rsquo;aides \u00e0 l&#8217;embauche varient entre Bruxelles et la Flandre, ce qui peut influencer les d\u00e9cisions de recrutement des employeurs. La reconnaissance des dipl\u00f4mes et des qualifications, bien que r\u00e9gie par un cadre national, peut aussi poser un probl\u00e8me dans certains secteurs sp\u00e9cialis\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Malgr\u00e9 une forte demande de main-d&rsquo;\u0153uvre en Flandre, les barri\u00e8res linguistiques, les contraintes de transport et les diff\u00e9rences structurelles limitent encore l&rsquo;acc\u00e8s des Bruxellois \u00e0 ces opportunit\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"author":35,"featured_media":1626,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26],"tags":[],"class_list":["post-101908","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-emploi","generate-columns","tablet-grid-50","mobile-grid-100","grid-parent","grid-33","no-featured-image-padding"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101908","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/35"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=101908"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101908\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":101909,"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/101908\/revisions\/101909"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1626"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=101908"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=101908"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econostrum.info\/belgique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=101908"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}