Dans le but d’améliorer l’expérience de ses clients ainsi que d’accroître la rentabilité de ses enseignes, Auchan France a décidé de réduire la superficie de ses hypermarchés. Au total, 45 magasins seront concernés par cette mesure dans les mois à venir.
Dans le détail, il s’agit d’un projet interne intitulé « Cap 8000 », lancé par Guillaume Darrasse, qui est à la tête du groupe Auchan depuis le 2 avril 2024. Cette stratégie consiste à réduire de 25 % la superficie des hypermarchés, qui atteint actuellement, pour certaines enseignes, les 10 000 m².
Cette mesure s’accélère en 2025 avec une réduction de la surface de 25 magasins, qui sont ceux d’Arras, Bagnolet, Bordeaux-Lac, Boulogne-sur-Mer, Cambrai, Châteauroux, Domérat, Illkirch-Graffenstaden, Laxou, Le Pontet, Marne-la-Vallée, Mont-Saint-Martin, Olivet, Petite-Forêt, Semécourt, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Saint-Priest, Saint-Quentin, Villars et Viry-Noureuil.
Tandis que 20 autres magasins vont subir le même processus en 2026, qui sont ceux d’Aubière, Avignon, Bouliac, Bias, Châtellerault, Castres, Douai, Grande-Synthe, Hautepierre, Kremlin-Bicêtre, La Couronne, Leers, Le Havre, Mâcon, Mantes-la-Jolie, Martigues, Montauban, Nogent-sur-Oise, Pérols, Perpignan, Poitiers Sud, Saint-Herblain, Saint-Nazaire, Valence et Villeneuve-d’Ascq. Toutefois, selon LSA, ce projet sera porté sur trois ans et prévoit la réduction de la superficie de 25 % d’un total de 66 enseignes.
Un projet de 384 millions d’euros
La reconstruction, qui sera effectuée en trois vagues dont la première débute en 2025, nécessite un investissement de 384 millions d’euros, selon LSA. La réduction de sa superficie vise principalement les espaces non alimentaires, qui seront les premiers à être restreints, tels que les rayons des articles de maison.
L’objectif principal à travers cette mesure est d’accroître les revenus de l’enseigne, qui sont relativement inférieurs à ceux des concurrents tels que E.Leclerc ou encore les magasins U. Auchan affiche actuellement un chiffre d’affaires au m² de 7 973 euros et envisage, à travers ce projet, de le faire passer à 10 000 euros par m² au cours des années à venir, dans l’espoir de se positionner face à ses concurrents.
La réduction de la superficie permet de réaliser des économies en matière d’exploitation, avec une baisse des charges, tandis qu’elle permettra également de fidéliser les clients. Dans un espace plus restreint, les consommateurs pourront plus facilement atteindre les rayons de leur choix, améliorant ainsi leur expérience d’achat. Aussi, un travail se fera au niveau de l’organisation des rayons. Les hypermarchés ont constaté une baisse importante de la fréquentation au cours de ces dernières années, d’où l’urgence de reconstruire ces enseignes afin de les rendre plus attractives.








