En 2025, l’assurance vie reste un placement phare pour les épargnants souhaitant sécuriser ou dynamiser leur capital. Entre la baisse des rendements des fonds en euros, les opportunités des unités de compte (UC) et les nouvelles obligations légales, le paysage de l’assurance vie évolue. Cet article décrypte les meilleures stratégies pour maximiser vos rendements tout en minimisant les risques.
Le fonds en euros, longtemps apprécié pour sa sécurité, voit ses rendements baisser. En 2023, le rendement moyen était de 2,6 %, nettement inférieur à l’inflation de 4,9 %. Cette tendance devrait se poursuivre en 2024, avec un rendement attendu autour de 2,5 %, reflétant la baisse des taux directeurs.
Malgré cela, les obligations plus rémunératrices acquises par les assureurs ces dernières années redonnent un certain attrait à ce support, surtout pour une épargne longue. Pour les projets à moyen ou long terme, comme l’achat d’une résidence ou la retraite, le fonds en euros reste une option incontournable, offrant une garantie en capital.
Les unités de compte : une solution pour booster les performances
Face à l’érosion des rendements garantis, les UC deviennent une alternative essentielle. Ces supports non garantis offrent des perspectives de gains significatives, avec un rendement moyen de 6,3 % en 2023.
Cependant, ils nécessitent une prise de risque et une diversification judicieuse. Les assureurs encouragent les épargnants à s’y engager en proposant des bonus allant jusqu’à 2 %, sous condition d’investir entre 30 et 50 % des versements en UC, comme le rapporte Capital. En 2025, les fonds obligataires datés, les SCPI diversifiées et les actions devraient tirer leur épingle du jeu, selon les experts.
De nouvelles obligations légales pour certains contrats de l’assurance vie
Depuis fin 2024, une loi impose aux épargnants en gestion pilotée d’investir une partie de leur capital dans des entreprises non cotées. Cette mesure, visant à soutenir les PME et ETI françaises, concerne principalement les profils équilibrés et dynamiques, qui devront consacrer respectivement 4 % et 8 % de leurs versements à ces UC non cotées. Si cette contrainte peut sembler restrictive, elle offre un potentiel de rendements attractifs sur le long terme.
Gestion libre ou pilotée ?
La gestion libre, prisée des investisseurs avertis, permet de personnaliser les placements, mais demande des connaissances et un suivi régulier. À l’inverse, la gestion pilotée offre une approche clé en main adaptée aux épargnants préférant déléguer la gestion de leur portefeuille de l’assurance vie. Les contrats proposent généralement des profils prudents, équilibrés ou dynamiques, chacun répondant à des objectifs spécifiques.








