Assurance chômage : durée d’indemnisation, conditions d’accès… Ce qui pourrait changer à partir du 1ᵉʳ janvier 2026

L’assurance chômage devra subir une énième réforme en 2026 avec des changements notables pour les demandeurs d’emplois.

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Assurance chômage
Assurance chômage : durée d'indemnisation, conditions d'accès… Ce qui pourra changer à partir du 1er janvier 2026. Crédit : Romain P19/stockadobe | Econostrum.info

Le gouvernement français a lancé une réforme de l’assurance chômage, avec des changements significatifs qui entreront en vigueur à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.

Le 1ᵉʳ août 2025, une « lettre de cadrage » a été envoyée aux partenaires sociaux, ouvrant la voie à des négociations qui se poursuivront jusqu’au 15 novembre 2025. Cette réforme vise à durcir les conditions d’accès aux allocations chômage, en réponse à la difficulté croissante pour certaines entreprises de recruter, ainsi qu’à la nécessité de redresser les finances publiques.

Une durée d’indemnisation réduite et des conditions d’accès à l’assurance chômage modifiées

L’un des principaux changements envisagés concerne la durée d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Actuellement, la durée des allocations dépend du nombre de mois travaillés au cours des 24 derniers mois. Dans le cadre de la réforme, cette durée pourrait être réduite en fonction du taux de chômage, c’est-à-dire que plus le taux de chômage sera faible, plus la durée des droits au chômage pourrait être courte.

De plus, les conditions d’accès à l’assurance chômage seraient durcies. Pour bénéficier des allocations, il faudrait avoir travaillé plus longtemps. Actuellement, pour avoir droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), il est nécessaire d’avoir travaillé au minimum six mois au cours des 24 derniers mois (ou 36 mois pour les personnes de 53 ans et plus).

La réforme prévoit de faire passer cette condition à 8, 10 ou même 12 mois de travail pour pouvoir prétendre aux droits au chômage. Par exemple, un demandeur d’emploi actuellement indemnisé pendant 18 mois pourrait voir cette période réduite à 12 ou 15 mois dans le cadre de la réforme.

Les objectifs de la réforme et les inquiétudes des syndicats

Le gouvernement, par l’intermédiaire de la lettre envoyée par le Premier ministre François Bayrou, explique que l’objectif de cette réforme est double : d’une part, elle vise à redresser les finances publiques en générant des économies de 2 à 2,5 milliards d’euros par an entre 2026 et 2029, et de l’autre, à encourager une reprise plus rapide de l’activité professionnelle pour les demandeurs d’emploi.

Cependant, ces mesures ont suscité une vive inquiétude parmi les syndicats, qui craignent une précarisation accrue des demandeurs d’emploi, notamment pour ceux qui peinent à retrouver un emploi stable et durable. Ces derniers estiment que la réduction de la durée des indemnités et l’augmentation de la période de travail pour accéder aux droits au chômage pourraient aggraver la situation des plus vulnérables.

Les négociations en cours devront permettre d’affiner les détails de cette réforme, qui pourrait bouleverser le système actuel. Les syndicats et le patronat ont jusqu’au 15 novembre pour parvenir à un accord sur les modalités de cette réforme. Si un compromis est trouvé, la nouvelle convention entrera en vigueur le 1er janvier 2026, marquant un tournant dans le système de l’assurance chômage en France.

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