Selon le projet de loi de finance de 2026, en cours d’examen auprès de l’Assemblée Nationale, l’État prévoit de supprimer une aide au permis de conduire adressée aux apprentis.
L’aide concernée est une contribution financière de 500 euros versée à des apprentis engagés dans un parcours de formation, afin de les accompagner dans le financement du permis de conduire de catégorie B. Elle s’adresse uniquement aux personnes sous contrat d’apprentissage et vise à faciliter leur mobilité professionnelle.
Selon les données publiées par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, le coût moyen d’un permis de conduire en France est estimé à 1 804 euros, montant qui inclut le passage du code de la route, les heures de conduite et les frais liés à l’examen pratique.
Cette aide représente donc environ un quart du coût total moyen du permis. Elle peut contribuer à lever certains freins à l’insertion professionnelle, en particulier pour les jeunes dont les centres de formation ou lieux d’apprentissage ne sont pas facilement accessibles par les transports en commun.
Le gouvernement justifie la suppression de l’aide au permis de conduire par le rétablissement de l’égalité entre les étudiants
Dans le document budgétaire examiné par les députés, le gouvernement indique que la suppression de cette aide vise à réduire les dépenses publiques et à rétablir une égalité de traitement entre les différents publics étudiants. Selon l’exécutif, cette aide spécifique « induit une rupture d’égalité vis-à-vis des autres étudiants qui n’en bénéficient pas » comme le rapporte Cnews.
L’aide est également considérée comme redondante avec d’autres dispositifs de financement existants, tels que le permis à un euro par jour, qui est un prêt à taux zéro soutenu par l’État, ou la possibilité de mobiliser son compte personnel de formation (CPF) pour financer une formation à la conduite. Ces dispositifs sont déjà accessibles à un public plus large et sont financés par l’État ou les collectivités territoriales.
Le projet de loi de finances 2026 s’inscrit dans un objectif de réduction des dépenses publiques de 30 milliards d’euros. Selon les évaluations transmises aux parlementaires, la suppression de l’aide forfaitaire au permis pour les apprentis pourrait représenter une économie annuelle de 40 millions d’euros pour le budget de l’État. Cette estimation repose sur les montants attribués les années précédentes au titre de cette aide.
La mesure fait partie d’un ensemble plus large de révisions d’aides et de nouvelles taxes proposées dans le budget 2026, toujours en cours d’examen. Elle n’a, à ce stade, pas encore été adoptée. Les discussions se poursuivent en commission parlementaire et donneront lieu à des débats en séance publique.








