Le gouvernement français a adopté une mesure visant à réaliser des économies sur les allocations familiales dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026.
Cette décision, votée en décembre 2025, consiste à repousser l’âge de la majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans. Elle concerne les familles dont l’enfant atteint l’âge de 14 ans à partir de 2026, sans affecter celles qui bénéficient actuellement de cette majoration. La mesure a pour objectif de générer des économies importantes pour financer d’autres dispositifs sociaux, notamment le nouveau congé de naissance.
Les allocations familiales actuelles offrent une majoration à partir de 14 ans, avec un montant qui varie en fonction des ressources du foyer. Pour les foyers les plus modestes, cette majoration peut atteindre jusqu’à 75,53 euros par mois. Le ministère de la Santé et des Familles a précisé que le décalage de l’âge de la majoration ne concernera que les familles dont l’enfant aura 14 ans à compter de 2026, et non celles qui bénéficient déjà de cette aide. Ce changement devrait entraîner une réduction des allocations, notamment pour les foyers les plus précaires, avec une perte pouvant atteindre près de 900 euros par an indique le journal Les Echos.
Financer le congé de naissance avec les économies réalisées sur les allocations familiales
Le gouvernement justifie cette mesure en expliquant que l’âge de 18 ans est désormais plus pertinent, car il correspond à l’âge de la majorité de l’enfant. La majoration des allocations familiales, qui compense les surcoûts liés à l’âge de l’enfant, doit ainsi être ajustée pour tenir compte de cette réalité. De plus, cette réforme vise à financer le congé de naissance, une nouvelle mesure prévue pour 2026. Ce congé supplémentaire sera financé grâce aux économies générées par la réduction des allocations familiales.
La suppression de la majoration entre 14 et 18 ans devrait permettre à la CAF de réaliser des économies significatives. En 2026, ces économies devraient atteindre 200 millions d’euros par an, avec une augmentation progressive des économies pour les années suivantes. En 2027, les économies devraient s’élever à 580 millions d’euros, atteignant 910 millions d’euros en 2028. À partir de 2030, les économies pourraient atteindre 1,28 milliard d’euros par an, soit bien plus que le coût estimé du congé de naissance, qui devrait être d’environ 600 millions d’euros d’ici quatre ans après son entrée en vigueur en juillet 2026.

Ainsi, le gouvernement compte sur cette réforme pour financer une partie des nouveaux dispositifs sociaux tout en opérant une réduction des dépenses publiques dans le domaine des allocations familiales.








