Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) est perçu comme un tournant majeur dans la transformation énergétique de l’Afrique. Ce gazoduc, qui reliera le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger, revêt un caractère stratégique en raison de son potentiel à renforcer l’intégration économique et énergétique de la région.
Le cabinet britannique Penspen, chargé de la réactualisation de l’étude de faisabilité du TSGP, a souligné l’importance capitale de ce projet, qualifié d’« historique » et à « fort impact » socioéconomique sur les pays de transit.
Dans un communiqué publié sur son site, Penspen a exprimé que cette infrastructure était essentielle pour « ouvrir de nouvelles perspectives économiques aux pays de transit, transformer la dynamique énergétique africaine, améliorer l’intégration économique et renforcer la sécurité énergétique mondiale ».
Selon Arun Behl, directeur marketing de Penspen, «Penspen s’est engagé dans le développement d’infrastructures énergétiques à grande échelle et à faire progresser les initiatives stratégiques qui stimulent la croissance économique et la stabilité régionale ».
Le transsaharien est une avancée majeure pour l’Afrique et la transition énergétique
Le projet du transsaharien est déjà en bonne voie, avec plus de 60 % du gazoduc installé, soit 2400 km sur les 4200 km du tracé. En effet, le gazoduc, qui part du Nigeria, traverse le Niger et se termine en Algérie, représente un maillon essentiel pour l’approvisionnement énergétique de l’Afrique et pour sa compétitivité sur le marché international, notamment en Europe. Cette infrastructure, dont les capacités annuelles de transport de gaz atteindront 30 milliards de m3, permettra de renforcer la position des pays africains dans le secteur énergétique mondial.
Penspen a été contracté pour réactualiser l’étude de faisabilité du projet, en prenant en compte les avancées réalisées depuis 2006, année de la première étude. Le contrat d’une valeur de 100 millions de dollars permettra de déterminer les moyens nécessaires pour finaliser ce projet ambitieux. Le cabinet britannique continue d’accompagner les trois pays partenaires (Algérie, Niger, Nigeria) dans l’accélération de sa mise en œuvre, un processus d’autant plus crucial dans le cadre de la transition énergétique mondiale, où le gaz naturel est appelé à jouer un rôle clé.
L’accélération de la mise en place du transsaharien devrait permettre à l’Afrique de se positionner plus rapidement dans le contexte énergétique mondial en évolution. Les parties prenantes du projet insistent sur l’importance de ne pas perdre de temps, afin de réaliser une véritable intégration régionale et une coopération économique plus forte, facteurs essentiels pour le développement économique du continent.
Ainsi, la mise en œuvre du TSGP représente une véritable opportunité pour l’Afrique, non seulement en termes d’approvisionnement énergétique, mais également pour renforcer sa position dans les dynamiques mondiales de l’énergie, contribuant ainsi à une transition énergétique réussie à l’échelle globale.