Après une période de forte volatilité, les taux de change des principales devises en Algérie montrent des signes de stabilisation sur le marché noir. Sur le marché officiel, la Banque d’Algérie affiche des cours relativement constants.
L’euro s’échange à 149,13 dinars à l’achat et 149,21 dinars à la vente, tandis que le dollar américain se maintient autour de 133,14 dinars à l’achat et 133,15 dinars à la vente. La livre sterling atteint quant à elle 177,19 dinars à l’achat et 177,21 dinars à la vente. Ces chiffres reflètent un contrôle apparent de la situation sur le marché interbancaire, suggérant une certaine maîtrise des fluctuations monétaires.
Concernant le marché noir, malgré cette apparente stabilité, il continue de montrer une forte tension. Les cours pratiqués par les cambistes restent nettement supérieurs à ceux de la Banque d’Algérie. Ce lundi, l’euro se négociait autour de 258 dinars à l’achat et atteignait 260 dinars à la vente. Le dollar américain suit cette tendance avec un taux variant entre 23 4 à l’achat et 23 7 dinars à la vente. La livre sterling, quant à elle, conserve sa place de devise la plus chère sur ce marché, oscillant entre 297 et 302 dinars.
Des facteurs multiples expliquent la différence du taux de change entre le marché noir et le marché officiel
Plusieurs raisons expliquent cette différence importante entre les taux officiels et ceux du marché noir. La reprise des importations de véhicules, neufs ou d’occasion, représente une source majeure de pression sur le taux de change du dinar. Ces opérations sont souvent réglées à l’étranger, ce qui pousse les importateurs à chercher des devises sur le marché parallèle. Cette demande soutenue contribue à alimenter la flambée des cours hors circuit officiel.
Un autre élément notable est l’approche du pèlerinage à La Mecque. Chaque année, de nombreux Algériens préparent leur voyage en se procurant les devises nécessaires, notamment des Riyals saoudiens et des dollars. Cette forte demande saisonnière alimente également la pression sur le marché noir.
Ces tensions illustrent la complexité du marché des devises en Algérie, où coexistent un marché officiel strictement contrôlé et un marché informel dynamique mais imprévisible. La Banque d’Algérie maintient une politique de régulation rigoureuse, tandis que le taux de change sur le marché noir reflète les réalités économiques et sociales souvent éloignées des mécanismes officiels. Cette dualité génère une situation instable, où la demande en devises étrangères reste élevée, et où le dinar subit une pression constante.









