Actuellement, sur le taux de change sur le marché noir des devises en Algérie, connaît une nouvelle hausse. Ce lundi 18 août, au Square Port-Saïd à Alger, un euro est proposé à 261 dinars algériens, soit une légère augmentation par rapport aux 260,50 dinars observés quelques jours plus tôt.
Bien que cette hausse soit modeste, elle reste significative dans un contexte où la monnaie européenne continue de flirter avec des valeurs élevées, malgré certaines décisions politiques censées impacter le marché noir. Il faut rappeler qu’au début du mois de juillet, l’euro avait atteint un sommet historique en s’échangeant contre 265 dinars algériens, ce qui avait provoqué des tensions sur le marché des devises.
Cependant, après une brève baisse des cours fin juillet, la monnaie européenne a rapidement repris son souffle et a réussi à se stabiliser au-dessus de la barre symbolique des 260 dinars. De son côté, le dollar américain reste en dessous de la barre des 230 dinars algériens, avec un cours fixé à 227 dinars pour un dollar.
L’impact des fluctuations du taux de change
Ces fluctuations des taux de change des devises sont directement liées aux pratiques du marché noir, notamment au Square Port-Saïd, un lieu où se déroule une grande partie des échanges non officiels en Algérie. Ce marché parallèle reflète la réalité économique du pays, souvent en décalage avec les cotations officielles.
Les cotations officielles, quant à elles, restent nettement inférieures. À la Banque d’Algérie, l’euro est coté à 151,43 dinars, tandis que le dollar est coté respectivement à 129,73 dinars. Cet écart entre les cotations officielles et le marché noir traduit la pression exercée sur la monnaie locale et l’offre limitée de devises étrangères, alimentant ainsi la demande sur le marché parallèle.
Les raisons de cette légère hausse des taux de change actuels sont multiples. D’abord, la période estivale joue un rôle clé, avec l’arrivée des vacances et l’augmentation des voyages à l’étranger, ce qui intensifie la demande en devises. L’allocation touristique, qui permet aux voyageurs algériens de bénéficier d’un droit de change une fois par an, d’un montant pouvant aller jusqu’à 750 € pour les adultes et 300 € pour les mineurs, bien qu’elle contribue à soulager quelque peu la demande, reste insuffisante face à l’ampleur du besoin en devises.









