Les taux de change des devises étrangères, en particulier de l’euro et du dollar, ont connu des fluctuations notables sur les marchés algériens. Après plusieurs semaines de stabilité, l’euro a repris sa hausse aussi bien sur le marché officiel que sur le marché noir.
Selon les dernières cotations de la Banque d’Algérie, l’euro est actuellement échangé à 151,59 dinars. Toutefois, c’est surtout sur le marché parallèle que le taux de change est en hausse. Au Square Port-Saïd à Alger, un des principaux marchés de change informels, l’euro se négocie à 255 dinars à l’achat et à 258 dinars à la vente, s’approchant ainsi de son record battu en 2024.
La hausse de l’euro sur le marché noir peut être expliquée par plusieurs facteurs, notamment le report de l’entrée en vigueur de l’allocation touristique de 750 euros, qui pourrait diminuer la demande sur le marché informel une fois mise en place. Par ailleurs, l’euro a également bénéficié d’une appréciation sur les marchés mondiaux, ayant gagné 9 % face au dollar depuis le début de l’année, ce qui a contribué à la hausse des prix sur le marché algérien.
Quant au dollar américain, il reste relativement stable par rapport à l’euro. Sur le marché noir, le billet vert se négocie à 233 dinars à l’achat et à 236 dinars à la vente. Sur le marché officiel, cependant, le taux reste largement inférieur, avec une cotation à 131,69 dinars. Cette stabilité contraste avec la tendance haussière de l’euro.
Les taux de change d’autres devises en hausse
D’autres devises, comme la livre sterling et le dollar canadien, ont également enregistré des hausses sur le marché informel. La livre sterling, par exemple, est échangée à 302 dinars à l’achat et à 305 dinars à la vente, tandis que le dollar canadien atteint 162 dinars à l’achat et 164 dinars à la vente sur le marché parallèle.
Il faut dire que les fluctuations du marché noir sont à surveiller en attendant l’introduction de l’allocation touristique qui pourrait avoir un impact sur ces tendances. Bien que les préparatifs pour cette mesure soient achevés dans les banques, un dernier détail administratif retarde encore sa mise en œuvre, empêchant pour le moment les citoyens d’accéder à cette allocation promise.








