Taux de change : l’euro et le dollar toujours à un niveau très haut au marché noir

En Algérie, le taux de change officiel et celui du marché noir affichent de forts écarts, l’euro atteignant 255 dinars sur le marché parallèle contre 139,70 en banque. Malgré des mesures gouvernementales pour réguler, l’offre limitée et la demande élevée maintiennent la domination du marché noir, notamment pour l’euro et le dollar.

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Des billets de l'euro et du dinar pour évoquer le taux de change
Taux de change : l'euro entame une nouvelle phase de hausse au marché noir | Econostrum.info - Algérie

En Algérie, le taux de change des devises reste marqué par un décalage significatif entre les banques et le marché noir. Ce 20 janvier, l’euro s’échange à 139,70 dinars dans les banques et atteint, 255 dinars sur le marché noir.

La différence entre les taux officiel et parallèle met en évidence les tensions sur l’offre et la demande de devises en Algérie. Le marché noir, dominé par des places comme le Square Port-Saïd à Alger, reste la principale bourse de devises pour de nombreux Algériens. Les particuliers et les entreprises recourent à ce circuit informel pour financer leurs activités internationales ou protéger leurs avoirs contre les fluctuations économiques.

Ces déséquilibres reflètent un contexte économique difficile, où l’économie informelle joue un rôle important. La demande élevée de devises, conjuguée à une offre limitée, alimente la hausse des taux sur le marché noir.

En ce qui concerne le dollar américain, il affiche également des écarts importants entre les marchés. Dans les banques, son taux est de 135,80 dinars, tandis qu’il atteint 247 dinars sur le marché noir.

Les efforts du gouvernement pour réguler

Face à cette situation, les autorités algériennes ont renforcé leurs initiatives pour réduire l’impact du marché noir sur le taux de change. Parmi les mesures, l’interdiction de certaines transactions en espèces vise à limiter les flux financiers non traçables. En parallèle, le gouvernement encourage l’utilisation de moyens de paiement électroniques et la transparence financière pour diminuer l’attrait du marché noir. Concernant les devises, l’augmentation de l’allocation touristique devra atténuer la demande sur le marché noir. Toutefois, cette revalorisation n’est pas encore mise en application.

Cependant, ces efforts peinent à apporter des résultats tangibles à court terme. L’écart persistant entre les deux marchés reflète la nécessité de réformes structurelles pour stabiliser le dinar et augmenter la disponibilité des devises par des circuits officiels.

Une dynamique qui reste fragile pour le taux de change

Malgré une relative stabilité des taux cette semaine, la situation reste incertaine. Les fluctuations récentes illustrent la sensibilité du taux de change au marché noir aux évolutions économiques et aux décisions politiques. Une meilleure régulation, couplée à une réforme économique plus large, sera essentielle pour réduire l’écart entre les taux officiel et parallèle.

L’objectif est de renforcer la confiance dans les institutions financières formelles et de limiter la dépendance à une économie informelle qui freine le développement économique. Le gouvernement devra donc équilibrer les mesures immédiates avec des solutions à long terme pour répondre aux besoins de change des citoyens et des entreprises.

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