Désarmais plusieurs maladies sont prise en charge à 10%. En effet, dans une nouvelle initiative visant à améliorer l’accès aux s oins, la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) a officialisé la prise en charge totale de 26 pathologies chroniques.
Cette décision, annoncée dans un communiqué fondé sur les articles 5 et 21 du décret n° 84-27 du 11 février 1984, s’inscrit dans un effort plus large d’extension des droits sociaux des assurés. L’objectif est de réduire le poids financier des soins pour les personnes atteintes de maladies longues ou lourdes, en assurant un remboursement intégral des prestations médicales concernées.
Les affections couvertes comprennent un large éventail de maladies graves. Sont incluses des maladies cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde, l’hypertension artérielle maligne, les accidents vasculaires cérébraux ou encore le remplacement de valves cardiaques.
De même, les maladies cancéreuses, les pathologies neurologiques comme la sclérose en plaques ou la myasthénie, ainsi que les maladies du sang, rénales et auto-immunes font partie de cette liste. La tuberculose, le diabète, certaines formes d’arthrites, la cirrhose du foie et même la poliomyélite figurent également parmi les affections prises en charge à 100 %.
Un soutien renforcé pour les patients atteints de maladies chroniques
Les assurés concernés bénéficieront de plusieurs avantages concrets. « La revalorisation du taux de remboursement des prestations en nature à 100 % des tarifs de référence fixés par la réglementation en vigueur » constitue l’un des piliers de cette réforme. S’y ajoutent « l’exonération du plafonnement du nombre d’ordonnances prises en charge dans le cadre du système du tiers payant » et «l’exonération du plafonnement du montant de l’ordonnance médicale fixé à 5 000 DA ». Enfin, les indemnités journalières sont désormais prises en charge « à 100 % dès le premier jour de l’arrêt de travail », pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans.
Cette mesure a un double objectif : alléger le coût des soins et éviter que la maladie ne soit un facteur de précarisation. Pour en bénéficier, les assurés doivent fournir un certificat médical, ainsi que les résultats d’examens confirmant le diagnostic. Ils doivent ensuite se rendre à leur agence CNAS de rattachement.
En rendant cette liste publique et en l’associant à des droits clairs, la CNAS affirme son engagement à renforcer la protection des patients dans un contexte où les coûts de santé restent un frein à l’accès aux soins. Cette mesure vient répondre à une demande croissante de prise en charge intégrale des maladies chroniques, tout en s’inscrivant dans une politique sociale plus inclusive.








