Les cours du pétrole ont progressé ce mercredi 21 mai, sous l’effet des tensions géopolitiques liées à l’Iran. Selon des informations relayées par le média américain CNN, Israël préparerait une possible attaque contre les installations nucléaires iraniennes.
Cette perspective a alimenté les craintes sur le marché, où l’Iran est un acteur majeur avec une production quotidienne d’environ 3,43 millions de barils, le plaçant parmi les dix premiers producteurs mondiaux. Toute intervention militaire sur le sol iranien pourrait perturber cette production et provoquer une rupture importante de l’offre pétrolière.
Cette incertitude pèse donc à la hausse sur les prix. Toutefois, Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB, tempère cette montée des cours en précisant que « soit l’impact sur le marché pétrolier en cas d’attaque est faible, soit la probabilité d’une attaque reste faible », soulignant que la progression des prix reste limitée.
Ce mercredi, le baril de Brent, référence du pétrole algérien, pour livraison en juillet, s’échangeait à 59,94 dollars, en hausse de 1,30 %. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate, également pour livraison en juillet, gagnait 1,45 % à 62,155 dollars, jour où il est devenu contrat de référence.

Négociations en cours et perspectives incertaines pour les cours du pétrole
Dans ce contexte tendu, des négociations sont en cours depuis le 12 avril sous médiation d’Oman entre l’Iran et les États-Unis. Ces discussions visent à établir un nouvel accord pour encadrer le programme nucléaire iranien. Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, a déclaré lors d’une audition au Sénat que « nous espérons que nous pourrons parvenir à un accord avec l’Iran ». En revanche, certains responsables américains restent fermes, opposés à tout enrichissement d’uranium par Téhéran.
De son côté, l’ayatollah Ali Khamenei, dans un discours à Téhéran, a exprimé son scepticisme : « Nous ne pensons pas que (les pourparlers actuels) aboutiront à quelque résultat que ce soit », ajoutant que nier le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium était « une grosse erreur ».
Si les négociations échouent, les États-Unis pourraient renforcer les sanctions sur le secteur pétrolier iranien, dans le cadre de la politique de « pression maximale » instaurée par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche.
Malgré ces tensions, l’analyste Ipek Ozkardeskaya de Swissquote Bank rappelle que «les perspectives à moyen terme pour le pétrole restent baissières, en raison d’une demande mondiale incertaine et d’une offre abondante ». Cette analyse souligne que, malgré les hausses ponctuelles liées à des facteurs géopolitiques, les fondamentaux du marché demeurent fragiles.








