Pétrole : un apaisement des tensions géopolitiques tire les prix vers le bas

Les prix du pétrole ont connu une nouvelle baisse ce mardi 19 août en raison de signes d’apaisement de tensions politiques à Gaza et en Ukraine.

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Pétrole : un apaisement des tensions géopolitiques tire les prix vers le bas .Crédit : Canva | Econostrum.info - Algérie

Les cours du pétrole ont enregistré une baisse importante ce mardi 19 août, influencée par plusieurs facteurs géopolitiques qui suggèrent une évolution vers une offre plus abondante.

La possibilité d’une trêve à Gaza et les développements diplomatiques dans le conflit en Ukraine, suite à la rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, ont pesé sur les prix du brut. Ces perspectives ont alimenté l’optimisme des marchés, qui anticipent un apaisement des tensions géopolitiques, augmentant ainsi la probabilité d’une offre énergétique plus importante.

L’entretien entre les présidents américain et ukrainien à Washington a été qualifié de « très bonne » rencontre par Donald Trump, qui a indiqué qu’il allait « commencer les préparatifs » d’une rencontre entre M. Zelensky et Vladimir Poutine. Cette annonce suscite une certaine attente, bien que la réponse du Kremlin reste floue.

« Si la réponse du Kremlin reste floue, les marchés y voient un signal légèrement positif » de détente, a estimé Ole Hvalbye, analyste chez Seb. En conséquence, les marchés anticipent une réduction des tensions, ce qui pourrait mener à un assouplissement des restrictions sur les exportations pétrolières russes.

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Capture d’écran du graphe de l’évolution des prix du pétrole publié par Prixdubail.com

 

Un contexte géopolitique complexe et ses répercussions sur les prix du pétrole

L’analyse des experts met en évidence que si Washington assouplit les restrictions sur le secteur pétrolier russe, Moscou restera fortement dépendant de marchés comme l’Inde et la Chine, des pays prêts à acheter du pétrole russe. Cependant, selon l’analyste, il est « peu probable que les pays européens reprennent rapidement les achats d’énergie » en provenance de Russie, ce qui tempère les attentes sur une reprise massive de l’approvisionnement européen.

Ce mardi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre perdait 1,08%, se chiffrant à 65,86 dollars. De son côté, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en septembre reculait de 1,16%, se négociant à 61,95dollars. Outre ces développements en Ukraine, le marché pétrolier semble aussi ignorer certains événements qui auraient pu causer des perturbations plus directes sur les flux de pétrole russe.

En particulier, les analystes de DNB ont noté « les perturbations des flux » de brut russe provenant de l’oléoduc de Druzhba vers l’Europe, qui a été frappé par des drones ukrainiens. De plus, les livraisons de pétrole brut russe vers la Hongrie et la Slovaquie, qui bénéficient d’une dérogation pour en acheter, ont été interrompues ce lundi, selon des rapports de la presse financière.

Dans un autre contexte géopolitique, au Proche-Orient, la situation à Gaza a évolué, avec le Hamas annonçant avoir accepté une nouvelle proposition de médiateurs pour une trêve avec Israël.  Tamas Varga, de PVM, a souligné que cette « évolution plutôt encourageante » représente « un petit pas vers une région plus pacifique », ce qui pourrait potentiellement réduire « une partie de la prime de risque géopolitique et normaliser le transport maritime par la mer Rouge et le canal de Suez ». Cette situation a contribué à alléger les inquiétudes géopolitiques, bien que les prix du pétrole demeurent sensibles à de multiples facteurs.

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