Les prix du pétrole ont connu une légère hausse ces deux derniers jours, alimentée par un accord commercial stratégique entre les États-Unis et l’Union européenne. Cet accord, qui vise à réduire les tensions commerciales et à augmenter la demande énergétique mondiale, a eu un impact direct sur le marché pétrolier.
Les investisseurs, optimistes face à cette évolution, ont réagi en propulsant les prix à la hausse. En effet, ce mardi 29 juillet, le prix du baril de Brent pour livraison en septembre s’élevait à 69,38 dollars, en hausse de 0,84 %. Le baril de West Texas Intermediate, équivalent américain, atteignait quant à lui 66,72 dollars, en augmentation de 0,87 %.
Cet accord commercial entre les deux puissances économiques mondiales prévoit des droits de douane de 15 % sur les importations européennes aux États-Unis, mais avec des exceptions pour certains produits stratégiques. « Si les négociations avaient échoué, des droits de douane de 30 % seraient entrés en vigueur le 1er août », rappellent les analystes d’ING, soulignant que cet accord renforce les anticipations d’une croissance mondiale plus forte et, par conséquent, une hausse de la demande de pétrole.
Ce compromis semble également favorable à la diversification des approvisionnements énergétiques, avec l’UE s’engageant à acheter 750 milliards de dollars d’énergie aux États-Unis sur une période de trois ans, principalement pour remplacer le gaz russe. Cependant, les experts observent que les signes d’une demande accrue sont contrebalancés par une offre plus abondante attendue sur le marché, ce qui pourrait freiner une hausse continue des prix du pétrole. Le marché pétrolier reste donc dans une situation incertaine, et la communauté internationale se tourne désormais vers la réunion de l’OPEP+ prévue pour le 3 août, où des décisions importantes pourraient être prises concernant l’offre de pétrole.

L’OPEP+ mise sur la conformité totale des quotas de production de pétrole
Parallèlement à ces développements sur les prix du pétrole, la réunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l’OPEP+ a eu lieu le 28 juillet par vidéoconférence. Lors de cette réunion, les ministres de l’Énergie des pays membres ont réaffirmé leur engagement envers la réduction de la production de pétrole, comme convenu lors des précédentes réunions.
« Les discussions ont principalement porté sur l’évaluation du respect par les signataires des accords de l’OPEP+ de leurs engagements de réduction de la production en mai et juin 2025 », indique le communiqué du ministère de l’Énergie. Les membres ont salué la conformité générale des pays signataires, mais ont insisté sur la nécessité de maintenir la discipline et de compenser toute production excédentaire.
Le Comité a souligné que la stabilité du marché pétrolier dépendait du respect des engagements pris par les pays membres. Ainsi, toute non-conformité pourrait entraîner des ajustements supplémentaires. La prochaine réunion de l’OPEP+ est prévue pour le 1er octobre 2025, afin de continuer à surveiller l’évolution du marché et à garantir le respect des accords de production.








