Les cours du pétrole sont à nouveau en pleine hausse, avec des analystes évoquant des prix proches des sommets atteints après la crise ukrainienne de 2022. En effet, après une période de stabilité, les marchés pétroliers réagissent vivement à la montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment la confrontation entre l’Iran et Israël. Si cette situation perdure, certains experts prévoient une nouvelle flambée des prix, poussant le baril de pétrole à atteindre les 120 dollars.
Le prix du baril, qui s’affiche actuellement à 74,23 dollars, est loin des niveaux élevés qui ont caractérisé les périodes de crise dans le secteur énergétique. Néanmoins, plusieurs facteurs commencent à jouer un rôle déterminant dans cette hausse graduelle des prix. D’une part, la demande estivale et la faiblesse des stocks américains soutiennent la reprise. D’autre part, une nouvelle évolution inattendue dans le Moyen-Orient pourrait aggraver la situation.
Depuis vendredi, les marchés pétroliers ont réagi rapidement à l’escalade militaire dans cette région stratégique. L’un des éléments les plus préoccupants pour les analystes est le risque croissant d’une fermeture du détroit d’Ormuz. Cette voie maritime est cruciale pour les approvisionnements mondiaux en pétrole, car près de 20% des flux mondiaux passent par ce passage. Si ce scénario se confirme, les conséquences pour les prix du pétrole pourraient être dramatiques.
Scénarios à risque et prévisions des analystes sur le marché du pétrole
Les analystes d’institutions financières de renom, comme JP Morgan et ING, estiment que le prix du baril pourrait atteindre des niveaux record si le détroit d’Ormuz venait à être fermé. Selon eux, un tel blocage serait un véritable « cauchemar » pour le marché pétrolier. Les spécialistes du cabinet ING précisent : « Le blocage de cette voie d’approvisionnement serait un cauchemar pour le marché pétrolier. Une perturbation importante de ces flux suffirait à faire grimper les prix à 120 dollars le baril. »
Dans le même ordre d’idées, la banque JP Morgan prévoit que, dans un scénario extrême, le prix pourrait atteindre entre 120 et 130 dollars, en cas de conflit militaire majeur. L’incertitude géopolitique autour de ce détroit crucial pourrait faire grimper les prix à des niveaux inattendus, bien au-delà des prévisions initiales du marché.
L’impact de la situation au Moyen-Orient ne se limite pas à une simple hausse des prix. Selon Goldman Sachs, cette montée des prix pourrait également entraîner une réduction significative de la production iranienne. Ce manque à gagner pourrait se chiffrer à environ 1,75 million de barils par jour, ce qui pourrait faire flamber le Brent au-dessus des 90 dollars à court terme.
Les sanctions contre l’Iran et la menace de perturbations majeures dans les approvisionnements mondiaux laissent planer une incertitude persistante sur les marchés pétroliers. Un scénario de plus en plus réaliste qui inquiète à la fois les producteurs et les consommateurs, dont les marges de manœuvre se rétrécissent face à ces tensions.








