Pétrole : les prix en baisse en raison des inquiétudes sur l’excédent de l’offre

À quelques heures de la réunion de l’Opep + les prix du pétrole ont encore baissé ce mercredi 28 mai.

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Pétrole : baisse significative des prix avec les pourparlers États-Unis-Russie . Crédit : Canva | Econostrum.info - Algérie

Les prix du pétrole ont baissé ce mercredi 28 mai 2025, les marchés étant préoccupés par la possible augmentation de la production lors de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+). Cette réunion virtuelle doit se tenir ce mercredi pour décider de la stratégie à adopter face à la situation actuelle du marché.

Le baril de Brent, référence européenne, a baissé de plus de 1,00 % à 63,75 dollars pour une livraison en juillet. Le West Texas Intermediate (WTI), son équivalent américain, a également reculé de 1,00 %, s’établissant à 61,13 dollars. Ce recul reflète une inquiétude quant à une éventuelle surabondance d’offre.

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Capture d’écran du graphe de l’évolution des prix du pétrole publié par le site Prixdubaril

 

Perspectives d’augmentation de la production de pétrole et incertitudes sur la demande

« L’OPEP+ devrait augmenter sa production de 411.000 barils par jour en juillet », affirme Gregory Brew, analyste du groupe Eurasia Group, une hausse bien plus importante que les 137.000 barils initialement prévus. Selon Fawad Razaqzada de City Index, « les prévisionnistes tablent désormais sur une augmentation de la production, non seulement de la part de l’OPEP+, mais aussi de la part de l’ensemble des producteurs mondiaux ». Il précise cependant que « même si une bonne partie de cette hausse est déjà intégrée aux prix actuels… les barils continuent de s’accumuler et l’incertitude quant à la croissance de la demande persiste ».

Les discussions en cours entre Washington et Téhéran sur le dossier nucléaire iranien constituent un autre facteur surveillé par les marchés. Le président américain Donald Trump a affirmé que les pourparlers sont « très, très bonnes ». Gregory Brew souligne que « les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran font état d’un risque d’escalade atténué », bien qu’un accord reste difficile à obtenir.

Le cinquième cycle de négociations, tenu à Rome sous médiation d’Oman, a été jugé « constructif » par un haut responsable américain, qui a déclaré que « les discussions continuent d’être constructives » et que  « les deux parties sont convenues de se rencontrer à nouveau dans un avenir proche ». Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a reconnu que les négociations sont « tellement compliquées qu’elles ne peuvent se régler en deux ou trois réunions » mais qu’elles restent « très professionnelles ».

Dans ce contexte, Gregory Brew estime que « les États-Unis maintiendront probablement les sanctions sur les exportations de pétrole iranien ». Si un accord était conclu, il pourrait « permettre à l’Iran de continuer à exporter du pétrole » et d’augmenter sa production de « 400 000 à 500 000 barils par jour ». Une telle évolution pourrait peser encore davantage sur les prix. Les marchés restent donc attentifs à la réunion de l’Opep+ et aux avancées diplomatiques, qui devraient influencer la trajectoire des cours pétroliers dans les semaines à venir.

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