Le marché du pétrole connaît une légère montée des prix ce mercredi, en grande partie à cause de la pression exercée par Donald Trump sur l’Inde. Le président américain a de nouveau menacé l’Inde de l’imposition de droits de douane si elle continue d’acheter du pétrole russe.
Lors d’une interview sur CNBC, il a évoqué une possible augmentation « significative » des surtaxes de 25% sur les produits indiens dans les prochaines 24 heures. Cette nouvelle menace survient alors que l’Inde, deuxième plus grand consommateur de pétrole russe, a acheté environ 1,6 million de barils par jour depuis le début de l’année.
Les prix du pétrole montent donc, alors que les investisseurs évaluent le risque d’une réduction des exportations russes si l’Inde cesse ses achats. Vers 12 H 00 GMT, le prix du Brent, référence en Europe, pour livraison en octobre, augmentait de 1,27%, atteignant 68,75 dollars le baril. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en septembre, gagnait 1,33% à 66,28 dollars.

Le dilemme doit choisir entre le pétrole russe moins cher et les menaces de taxes de Trump
Le dilemme pour l’Inde est de choisir entre le pétrole russe, moins cher, et le risque de détériorer ses relations avec les États-Unis. Cette situation complexe survient après que Donald Trump ait fixé au 8 août un ultimatum pour que la Russie mette fin à la guerre en Ukraine, menaçant l’Inde d’une surtaxe indirecte de 100% sur les produits russes si elle ne cesse pas d’acheter du pétrole à Moscou.
Cependant, la Russie semble peu encline à mettre fin à la guerre d’ici la date limite. Le président russe Vladimir Poutine a d’ailleurs rencontré Steve Witkoff, l’émissaire de Donald Trump, mais les analystes estiment qu’il est « très improbable » que la Russie se plie à l’ultimatum. Pour l’Inde, cela implique un choix difficile entre maintenir ses achats de pétrole russe, à un prix plus compétitif, ou céder à la pression des États-Unis, ce qui pourrait réduire l’approvisionnement mondial en pétrole.
Si l’Inde cède à la pression américaine, cela aurait des répercussions sur l’approvisionnement en pétrole à l’échelle mondiale, car la Russie aurait du mal à écouler son pétrole ailleurs, notamment à court terme. D’un autre côté, si les exportations russes ne sont pas affectées, le marché prévoit une baisse des prix du pétrole en raison d’une demande généralement plus faible après l’été et d’une offre abondante au quatrième trimestre, notamment grâce à la hausse de la production de l’OPEP+ depuis avril 2025.








