Les prix du pétrole ont connu une légère hausse en début de semaine, avec le Brent se négociant au-dessus de 68 dollars le baril, après avoir enregistré plusieurs jours de baisse la semaine précédente. Cette remontée des prix est liée à plusieurs facteurs géopolitiques, notamment les inquiétudes concernant les perturbations d’approvisionnement. Toutefois, la tendance baissière a repris le dessus ce mardi.
La hausse des prix est en partie attribuée aux craintes liées aux attaques ukrainiennes contre l’oléoduc Druzhba, qui transporte du pétrole brut de la Russie vers la Hongrie et la Slovaquie. Les traders redoutent également que de nouvelles sanctions américaines ne perturbent davantage l’approvisionnement russe si les négociations de paix échouent.
Le président américain, Donald Trump, a averti qu’il imposerait de nouvelles sanctions à la Russie si aucun progrès n’était fait vers un règlement pacifique du conflit en Ukraine. Il a également mentionné la possibilité d’imposer des droits de douane à l’Inde en raison de ses achats de pétrole russe.

Les influences économiques sur le marché du pétrole
Outre les tensions géopolitiques, les marchés pétroliers sont également influencés par les décisions économiques. Le président de la Réserve fédérale américaine (FED), Jerome Powell, a déclaré que la Banque centrale pourrait envisager une nouvelle baisse des taux d’intérêt dès le mois de septembre, ce qui a renforcé l’optimisme sur les marchés des matières premières. Cette annonce a fait monter les attentes des investisseurs, la probabilité d’une réduction des taux passant de 72% à 85%.
Cependant, la situation reste incertaine en raison de la menace de sanctions supplémentaires contre la Russie et des craintes de récession liées aux tarifs douaniers imposés par Donald Trump. Les analystes d’ING ont souligné que ces incertitudes continuent d’impacter les perspectives économiques et les prix du pétrole. Dans l’ensemble, bien que les prix aient relativement augmenté, les risques géopolitiques et économiques demeurent des facteurs clés influençant la direction des marchés à court terme.
Ce mardi 26 août, le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,12 %, se chiffrant à 61,15 dollars. De son côté, le baril de West Texas Intermediate (WTI) reculait de 1,25 %, se négociant à 63,66 dollars. Les cours ont légèrement reculé mardi, pénalisés par les inquiétudes sur l’indépendance de la Réserve fédérale américaine (Fed), et par l’éloignement des perspectives de négociations entre l’Ukraine et la Russie.








